mercredi 22 juillet 2009

Série TV : Robin Des Bois


Je dois avouer avoir mis un certain moment avant de me lancer dans cette série de la BBC. Tout simplement parce qu'à première vue, la gueule des acteurs ne me plaisait pas trop et le charisme de ce nouveau Robin ne me sautait pas aux yeux, ayant encore en tête Errol Flynn ou Kevin Costner. Et puis je me suis laissé tenté, le temps libre offert par les vacances aidant.
Pour l'anecdote, Robin Hood signifie exactement Robin La Capuche, une image très présente dans la série comme le montre cette affiche promo; et le "des bois" semblerait hérité d'une... erreur de traduction, du à la similitude entre Hood et Wood.

Je ne revient pas sur l'histoire que tout le monde connait, mais ce qui m'a semblé une bonne idée d'emblée dans la série c'est le traumatisme de Robin à son retour de croisade, le côté un peu post-Vietnam du soldat qui rentre à son pays, très exploité dans les films de guerre, très peu dans l'univers de Robin des Bois. Cet aspect apporte un peu plus de noirceur et de psychologie au personnage et à ses compagnons. Et c'est bien ça qui différencie la série anglaise de ses versions précédentes, américaines elles, qui étaient plus centrées sur le côté familial et enfants. Je ne vais pas non plus affirmer que cette série n'a pas son côté familial, elle l'a, la musique limite cartoon de certaines scènes est là pour le démontrer. Mais entre deux moments de rigolade et de camaraderie, ça fait plaisir de trouver un peu plus de profondeur et parfois de violence.
La série semble s'inspirer finalement pas mal du film de Kevin Reynolds (avec Kostner) pour cet aspect plus froid de l'univers de Sherwood. D'ailleurs Petit Jean est le sosie de celui du film.

Au niveau des personnages, si Jonas Armstrong m'inquiétait au début, il s'en sort finalement très bien avec un charisme surprenant. La bande des "outlaw" est tout aussi sympathique et attachante. Marianne correspond exactement à la Marianne qu'on imaginerait (normal ils prennent le sosie du sosie du sosie d'une ancienne Marianne à chaque version.)
Mais la véritable bonne surprise du show, ce sont les méchants. Ici on zappe le Prince Jean qu'on ne verra jamais, Nottingham est gouverné par le Shérif et Guy de Guisborne. Le Shérif est différent de tout ce qu'on a pu voir, à la foid froid, méchant, mais en même temps, le personnage le plus comique et le plus ridicule ! Il est complètement délirant tout simplement. Quand à Guisborne, interprété par Richard Armitage, c'est peut-être le personnage le plus intéressant. Homme de main du Shérif, personnage toujours vétu de noir, il révèle pourtant son humanité au fil des épisodes. La encore la série se différencie de ce qui a été fait avant avec ce Guy bien plus nuancé que la brute qu'on aurait pu trouver. Prétendant de Marianne, il forme avec Robin le triangle amoureux de la série.

Je vient juste de finir la saison 2, et je dois avouer que ce double épisode final était tout bonnement excellent, se déroulant en Terre Sainte contrairement au reste qui se situe dans la forêt ou le chateau pour la plupart.

La série vient tout juste d'être arrêtée à la fin de sa troisième saison, faute d'audience comme d'hab'. C'est dommage, elle était vraiment intéressante mais en même temps [attention spoiler: pouvait-on continuer une série sur Robin des Bois après la mort de Marianne ?].

samedi 4 juillet 2009

Chronique d'album : All Time Low - Nothing Personal


All Time Low se qualifient eux-même comme « un groupe à coupes de cheveux, mais un bon! » Pour nous ce sera un groupe punk-pop. Un genre qui tombe un peu en désuétude ces derniers temps, à vrai dire depuis le split du blink; après son apogée dans les années 90 avec The Offspring, Good Charlotte, Sum 41, New Found Glory, Fenix TX, Zebrahead, Simple Plan et même Minimum Serious en France, où les groupes du genre fleurissaient à la pelle tous comme les groupes myspacecore à mèche aujourdhui faisant le bonheur des BO des teens-movies. Qu'est-ce que j'en ai bouffé, jusqu'à l'indigestion. Pourtant, m'écouter un groupe du genre de temps en temps me fait encore plaisir, d'autant plus quand le groupe s'assume comme comme tel, sans essayer de masquer son punk-pop derrière des cris (« on est emo ») ou des mélodies plus austères (« on a grandit, on fait du rock alternatif maintenant »).
L'intro de Weightless n'est pas étonnante avec sa boite à rythme, l'évolution musicale de blink-182 a été percue par nombre de groupes du genre comme la nouvelle référence du genre : enrichir son punk-pop. Le refrain de cette première chanson est vraiment accrocheur. Break Your Little Heart est tout aussi réussie, riffs fait pour sauter partout, mélodie sucrée comme il faut.
A mes yeux l'album fait un sans-faute jusqu'à la piste 5 : Damned If I Do (Damned If I Don't) commence un peu plus lentement mais le refrain revient au punk catchy, Lost In Stereo est sans aucun doute le plus gros tube en puissance de l'album avec un synthé en fond et un refrain simple mais ultra accrocheur, du genre qui se scotche dans votre cerveau pour y rester; et enfin Stella qui se veut un peu plus mélancolique et dont j'adore la ligne de chant des couplets, encore plus que le refrain qui est comme on s'en doute, tout aussi réussi que les autres.
Malheureusement la seconde moitié de l'album est moins réussie. Sick Little Games ralentit dangereusement le rythme malgré un refrain sympa. Hello Brooklyn possède encore le refrain qui tue, mais Walls et sa boite à rythme trop présente est déjà moins accrocheuse, Too Much veut se la jouer lover mais avec ses insrus bien trop électrisés elle nous laisse froid comme une chanson de RNB (bien que je doute pas que certains la trouveront sympa quand même).
Le groupe essaye de revenir au « gros son » pour finir l'album avec Keep The Change, You Filthy Animal et A Party Song (The Walk Of Shame) mais les morceaux accrochent moins que les premiers.
Une ballade termine l'album : Therapy. Les couplets sont bofs mais le refrain et son chant émouvant arrive quand même à nous arracher un peu d'émotion.
Le groupe nous livre un album bon sans être excellent. On attend d'un groupe punk-pop qu'il nous livre les mélodies les plus sucrées et accrocheuses possibles, et en ce sens All Time Low se débrouille plutôt pas mal malgré quelques chansons qui n'atteignent pas le côté tubesque attendu.