mardi 25 août 2009
lundi 24 août 2009
Chronique d'album : Jonny Craig - A Dream Is A Question You Don't Know How To Answer
Jonny Craig est relativement connu pour être le premier chanteur des fameux Dance Gavin Dance, actuellement dans Emarosa ainsi que dans le all-star band Isles & Glaciers. Comme nombre de chanteurs que j'affectionne tout particulièrement il a une voix spéciale et plutot aigue. Les multiples talents du bonhomme ne sont donc plus à démontrer. Pour cet album solo on retrouve un mélange de rock, de folk, de ballades, et même un petit côté RNB juste ce qu'il faut pour rester plaisant.
Isteelfeelhetpart3 est incontestablement la grosse réussite du CD, spécialement son refrain, de plus elle surprend par ses cris sur le final (on attend toujours d'un album solo quelque chose de calme). What Would I give To Be Australian possede le chant d'une excellente chanson RNB, en plus énervé, mais avec des instrus rock.
I've Been Hearing That You're Freaky est une chanson mélancolique au piano, le refrain avec ses choeurs en "oh oh oh oh" fait penser à Cry Me A River; 7AM, 2 Bottles And The Wrong Road mixe à merveille folk et son electro pour être à la fois mélancolique et rythmée; Taking Time For All The Wrong Things fait aussi parti des morceaux qui m'ont marqué, sur le modèle cité précédemment, un chant calme mais prenant, des instrus envoutants et un refrain plus rock très bien ficelé.
Le reste est constitué de chansons folk rock orchestrées et assez aériennes et d'une ballade larmoyante : Children Of Divorce.
Je n'attendais pas grand chose de ce disque et finalement je me rend compte que j'y revient régulièrement, pas pour l'écouter en entier, mais pour me remettre une ou deux chansons assez souvent. La voix est excellente, le tout est bien arrangé, de bien jolies chansons qui n'ont pas à pâlir de la comparaison avec le récent projet solo de Stephen Christian : Anchor & Braille.
mardi 18 août 2009
Chronique d'album : The Used - Artwork
Pour beaucoup de gens, dont moi, The Used c'est avant tout un album, le self-titled. Un petit bijou sorti en 2002. Rien de ce qu'ils ont sorti ensuite n'égalera aux yeux d'un fan ce premier disque. De plus leur excellent batteur les a quitté après le deuxième album pour rejoindre son groupe préféré : Rancid. Pour ce quatrième album le groupe souhaitait un son complètement différent et a donc fait appel pour la première fois à un autre producteur que John Feldman : Matt Squire (Panic!, Cute Is What We Aim For.)
D'entrée le son est limite metal, le premier morceau est splutôt ympa, assez accrocheur avec quelques passages criés. Le groupe a toujours fait bonne impression sur sa première piste. Le second, Empty With You, se veut plus léger, mais sans sonner punk-pop comme le groupe pouvait le faire avant, ici c'est plus rock alternatif. Le refrain est vraiment bien.
L'intro de Born To Quit avec ses gros riffs nous rapproche encore un peu plus du metal ou du gros rock lourd, puis ça ralentit et le refrain qui arrive n'est pas très accrocheur malgré la présence maintenue des riffs en fond, seul sa toute fin (du refrain) un peu criée décolle.
Kissing You Goodbye est la première ballade, au piano, qui arrive vachement tôt sur l'album. La chanson fait tout pour nous faire pleurer mais pourtant lorsqu'on a en tête Blue And Yellow ou Hard To Say on y reste plutôt insensible. Bon le final est quand même pas mal avec plusieurs voix et Bert qui crie un peu.
Sold My Soul démarre lentement avec quelques notes de piano qui reviendront par moment ensuite, puis part dans une ambiance sombre avec une ligne de chant accrocheuse, spécialement dans le refrain.
Le groupe a jugé bon de nous placer une seconde ballade à ce moment là : Watered Down. La chanson pop par excellence, gentillette comme il faut, le refrain est quand même sympa. Le sample final fait transition avec On The Cross, directement plus bourrine, qui pourtant devient vite mou malgré la présence de cris.
On oublie tout le reste, Come Undone s'impose comme le meilleur morceau du disque. Les couplets sont lents mais émouvants et réussis, la montée du pré-refrain très réussie, et le refrain quand à lui est sublime, avec un chant qui flirte avec le clean et le scream. S'il ne fallait retenir qu'un seul morceau ce serait assurément celui-ci.
Meant To Die me semble un morceau assez quelconque, le refrain un peu plus speed est assez accrocheur. The Best Of Me met longtemps à démarrer sur une intro très sombre puis envoie d'un coup des riffs vraiment lourds et réussis, puis dès que le chant arrive tout se calme; avant de repartir en cris de foufous dans le pré-refrain suivi d'un refrain chanté agréable. Le final nous glisse un solo de gratte dissonant. Le morceau final part dans la même ambiance : son lourd et noir, chant calme avec quelques notes de synthé pour le côté inquiétant, puis pré-refrain hurlé et refrain chanté. Le final reprend le refrain de Kissing You Goodbye. Mais bon, rien de profondément marquant.
C'est clair que le The Used des débuts est mort et enterré sur ce disque. Après un second album un peu mou, le troisième revenait à quelque chose de plus énergique, tout en conservant le côté orchestré du second. Ici on fait table rase de tout ça : que du rock et des grosses grattes, un peu de piano par-ci par-là, un son très noir. Peut-on aimer The Used pour ce qu'ils sont aujourd'hui ? Oui, le côté plus bourrin plaira même à certains, on sent qu'ils ont voulu abandonner le côté pop et servir un truc sincère. Pourtant, au final, tout ça semble très lisse et très peu de morceaux sont vraiment marquants sur ce disque. Le moins bon du groupe, à écouter pour Come Undone.
vendredi 14 août 2009
Chronique d'album : Set Your Goals - This Will Be The Death Of Us
Set Your Goals est un groupe qui mèle habilement pop-punk et punk hardcore. Je mentirai si je disais que leur premier effort Munity! m'avait vraiment emballé. Il présentait une palette sympathique de chansons poppy et joyeusement hardcore, mais sans plus quoi. Avec leur second album, le groupe a décidé de nous montrer son côté obscur.
Dès le premier morceau éponyme, tous les éléments sont en place : ce qui saute aux yeux, la production et le mix bien meilleurs, mais aussi la lourdeur des instruments, puis les riffs monstrueux, le talent et les mélodies des deux chanteurs, les passages hardcores scandés "break break break!", le feat remarqué de Vinnie Caruana (I Am The Avalanche) et le sample final. Ce morceau est une tuerie tout simplement.
Tandis que la piste suivante de quelques secondes fait office de transition, on retrouve le côté plus punk-pop du groupe avec quelques tubes : Look Closer, Summer Jam, Like You To Me, The Fallen : les deux chanteurs alternent leur chant parfois limite rappé sur des riffs endiablés.
The Few That Remain revient à quelque chose de moins joyeux, et surtout la bonne surprise c'est Hayley Williams de Paramore qui vient se la jouer hardcore au milieu du morceau, excellent !
Equals est un excellent morceau punk-rock, mais la véritable bombe arrive avec Gaia Bleeds : tout simplement le morceau le plus lourd jamais écrit pas le groupe. Riffs écrasants avec le featuring de Jon Gula (Turmoil) qui vient pousser la gueulante.
Puis encore un morceau punk-rock plus sérieux avec Flawded Methods Of Persecution And Punishment avec un très beau refrain chanté.
En guise d'avant dernier morceau : Arrival Notes, une intrumentale acoustique qui enchaine avec le morceau final Our Ethos : A Legacy To Pass On. Encore un morceau bien lourd, vraiment accrocheur avec un refrain parfait et la présence de Chad Gilbert de New Found Glory, des choeurs épiques, une montée en puissance jusqu'à l'acapella final : sublime.
Plus lourd, plus puissant, des feats de qualité, Set Your Goals sort un deuxième album meilleur que le précédent sans aucun doute.
vendredi 7 août 2009
Chronique d'album : Children Of Nova - The Complexity Of Light EP
Children Of Nova est un de ces groupes de rock progressif / expérimental à la Coheed & Cambia, The Fall Of Troy voire même The Sound Of Animals Fighting. De Coheed le groupe reprend le concept dans les textes qui racontent une histoire au fil des chansons, les compos sont riches avec quelques bidouillages electro voire même du tam tam (l'intro de The Complexity Of Light), de nombreux breaks de batterie excellents, les mauvaises langues qualifiant le groupe de rock intello. Le chant quand à lui est absolument sublime, partant parfois très haut dans les aigus (The Fall Of Aphonia), les refrains épiques et accrocheurs (Arcaedion), le groupe rappellant parfois même les grands groupe de rock des années 80 (Queen, Scorpions) sur Second Sight Blackout par exemple. On a même droit à un petit moment screamé sur The Order.
Sorti de nulle part Children Of Nova impose sa touche avec ce premier EP. On a l'impression d'assister à un grand opera rock (un vrai, pas un façon Green Day). Très beau disque.
mercredi 5 août 2009
Chronique d'album : Thrice - Beggars
Thrice... ce nom me renvoie à ma rencontre avec l'emo, avec Thursday, deux grands noms qui resteront gravés. Après des disques tous meilleurs les uns que les autres aux yeux des fans, le groupe avait pris un sacré tournant avec ses dernieres sorties, un ambitieux projet de quatres EP entièrement autoproduits ayant chacun pour thème un des élements naturel : The Alchemy Index. On y retrouvait un groupe à la fois beaucoup plus calme, avec de la boite à rythme, de la country (influence de l'album solo folk du chanteur) et paradoxalement leur morceau le plus bourrin à ce jour : The Flame Deluge. Pour ma part, ces quatres Ep sont une merveille, pour d'autres une grosse déception. Le groupe voulait quelque chose d'un peu plus énergique pour ce nouvel album.
All The World Is Mad débute sur une basse groovy très lourde façon limite Korn, puis des riffs bien rock, le refrain un des plus mélancolique du groupe « Something's gone terribly wrong, with everyone, all the world is mad, darkness brings terrible things, the sun is gone ». Un très beau morceau bien efficace, je dirai même plus, mon préféré. L'intro de The Weight fait un peu country, la guitare toujours très groove nous gratifie d'excellentes notes, dans le refrain Dustin se met à crier tout en chantant : ces deux premières chansons ont vraiment quelque chose de The Artist In The Ambulance, et sont, à mon goût, les deux meilleures du disque.
Circles renvoie directement à ce qui a été fait sur The Alchemy Index : un morceau très lent au piano bercé par la voix chaude de Dustin... malheureusemnt il manque quelque chose pour que ça décolle vraiment.
Doublespeak est un peu plus déconcertante : elle commence comme un morceau jazz avec son piano; finalement le refrain fait penser à Vheissu, avant que la chanson ne parte en rock avec un changement de tempo soudain à la Brand New.
In Exile fait dans le mid-tempo toujours très groove, jolis accords pour commencer, chant entrainant et tout particulièrement beau dans le refrain.
On repart sur quelque chose d'un peu plus rapide avec At The Last, le morceau se calme en fait juste pour le couplet cafardeux avant de repartir soudainement pour le refrain semi-énervé toujours dans un esprit Brand New. Le final est vraiment bon avec une belle montée en intensité.
Wood & Wire fait très post-rock, très calme, seul le refrain nous arrache un peu d'émotion.
Le groupe repart avec un début endiablé crié par Dustin sur Talking Trough Glass, d'ailleurs la chanson est presque entièrement criée, sur un rythme qui ferait passer les groupes de rock indie anglais pour des clowns. Une réussite, spécialement à partir du milieu, un peu plus poignant et énervé.
The Great Exchange est un autre de ces morceaux calmes avec une ambiance assez envoutante, il ne décolle vraiment que dans le refrain qui est magnifique. Puis enfin le morceau final, Beggars. Son intro m'a directement fait penser au morceau final du dernier Anberlin : Misearbile Visu, ça tombe bien c'est une de mes chansons préférées. Ici Dustin lache son chant le plus larmoyant, le plus émouvant, sur des instrus qui vont s'énerver au fur et à mesure que le chant devient plus agressif et écorché. Vraiment vraiment vraiment magnifique et une façon parfaite de clore cet album.
Thrice avance. On retrouve un côté à l'ancienne sur les morceaux les plus rock, le tout travaillé à la façon d'un Alchemy Index, ce qui donne des morceaux vraiments riches, différents, qui peuvent flirter autant avec le post-hardcore que le post-rock ou le blues. Mais Beggars est peut-être aussi l'album le plus difficile d'accès du groupe. Il m'a fallu de nombreuses écoutes avant de le cerner, et à l'heure de cette chronique, je ne peux affirmer le connaître par coeur et suis sûr d'en découvrir encore les saveurs en même temps que mon avis évoluera, en mieux forcément. C'est aussi un belle continuité à la constante évolution musicale du groupe, même si, on ne peut le nier, les compos n'ont plus l'efficacité et le rentre-dedans du Thrice d'autrefois. Mais c'est un groupe avec une âme, et Beggars, qu'il plaise ou non, est un très beau disque. Le groupe a souffert du leak prématuré de son album deux mois avant sa sortie officielle... j'ecourage tout le monde à, autant que possible, acheter leur album.
Chronique d'album : Anchor & Braille - Felt
Deux ans après un premier vinyle 7" de seulement deux chansons mais assez prometteur, Anchor & Braille livre son debut album. Ce groupe c'est avant tout le side-project de Stephen Christian, chanteur d'Anberlin, accompagné d'Aaron Marsh, chanteur de Copeland, au mix et à la prod. C'est également le premier disque sur le propre label de Stephen : Wood Water Records. Le titre de l'album se veut un reccueil de ressentis, plus particulièrement de regrets et de coeurs brisés. Voilà, les présentations sont faites.
A l'opposé du groupe Anberlin, A&B se base essentiellement sur des claviers, pianos et guitares acoustiques.
Rust débute tout doucement en acoustique / batterie, la voix dans le refrain introduit le magnifique fausset : une voix peu puissante utilisant le registre le plus aigu. Like Steps In A Dance débute sur un piano, le titre est un peu plus dansant surtout dans le refrain en fausset encore une fois.
Blur reflète bien son titre et est un peu plus mélancolique et triste : des couplets émouvants et un refrain réussi. A vrai dire la première qui m'accroche vraiment vraiment. Dans le même genre Inretrospect, anciennement nommée Sound Asleep sur le 7", tout aussi poignante : « Is this heaven or is this hell ? I'm to drunk, to drunk to tell ».
Summer Tongues marque la présence de cordes insistantes et d'une batterie lente, finalement cet album est assez blues/jazz. Calm, Calm, Calm Yourself ressemble à une chanson de comédie musicale, assez spéciale mais finalement assez accrocheuse, surtout dans son refrain
Wedding/Funeral, déjà présent sur le 7" et quel morceau ! Mon préféré déjà avant, et il reste toujours le meilleur morceau de l'album à mon goût : sûrement la plus triste, tant au niveau du chant (qui vous arracherait des frissons) que des paroles plus que magnifiques; on ne sait pas si le chanteur parle d'un mariage ou d'un enterrement, et l'ambiguité du contexte fais tout le charme de cette chanson. Sinon, on peut penser qu'il regarde la femme qu'il aime épouser un autre homme, et pour lui c'est comme si elle mourrait car rien ne sera plus jamais comme avant. De plus la chanson a été ré-enregistrée et le changement se sent : le chant sensiblement différent, mais surtout une guitare électrique fait une apparition discrète dans le pré-refrain tandis que de nouveaux choeurs apparaissent en milieu de morceau.
Sleep, When We Die est encore une chanson triste et belle au piano, on y note la présence d'un chant féminin accompagnant Stephen. On reste dans la ballade piano chialante avec Forget Love, I Just Want You To Make Sens To Me Tonight, une de celles qui sonnent le plus triste, vraiment belle et un refrain envoutant. Et voilà que Aaron vient poser son chant aux ¾ du morceau, qui se finit sur un solo de gratte électrique... du grand art.
On retourne en acoustique avec Sing Out, agréable avec un joli refrain. Mais c'est avec du piano à nouveau que l'album se ferme sur Sheet Music, un morceau assez soul / blues, toujours un beau refrain.
Après avoir adoré la première sortie du groupe (enfin, il s'agit plus d'un projet solo), j'ai eu un peu peur à l'écoute des premiers extraits de Felt : un peu plus joyeux, bizarres, speeds (Like Steps In A Dance) que ce que j'aimais à la base : la mélancolie et le chant triste. Heureusement je retrouve sur ce disque ce que j'esperais y trouver, peut-être juste un peu moins catchy. On peut reprocher le fait que les morceaux auront tendance à se ressembler pour un novice, mais au fil des écoutes la beauté des arrangements, de la voix et des textes se réveleront à vous. A écouter « comme un musée la nuit, les lumières éteintes » selon Stephen. Meilleur que les albums solos d'Anthony Green et Dustin Kensrue.
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