jeudi 10 décembre 2009

Mood

Et il pleut tout le temps dans cette ville de merde [...]
Y'a marqué "on te la met profond" entre les lignes de ma fiche de paye
Fort en théorie, nul en pratique
On cherche à vivre des trucs fantastiques
Ou on fait que des conneries, j'ai
Tout le temps la gueule dans mes ordis, j'ai
Plus envie de sortir, de m'éclater, j'voudrais dormir des années
J'suis décalé, j'me lève quand la nuit tombe, à côté d'mes pompes
J'regarde le monde se dégrader, noyé dans la pénombre, j'compte les secondes
J'voudrais déployer mes ailes, pouvoir rejoindre le ciel étoilé
Formaté par l'habitude, j'm'enferme dans ma petite bulle
J'titube, éclairé par la demi-lune, épaulé par mes étoiles invisibles.

Orelsan - Etoiles Invisibles.

samedi 5 décembre 2009

Top 15 musical de 2009


1) Saosin – In Search Of Solid Ground
2) Thursday – Common Existence
3) Fightstar – Be Human
4) From Heaven We Fall – Appearances Are Deceptive
5) Dance Gavin Dance – Happiness
6) Dashboard Confessional – Alter The Ending
7) Thrice – Beggars
8) Daïtro – Y
9) 30 Seconds To Mars – This Is War
10) Brand New – Daisy
11) Taking Back Sunday – New Again
12) Take It Back! - Atrocities
13) AFI – Crash Love
14) Atreyu – Congregation Of The Damned
15) Emery – In Shallow Seas We Sail

vendredi 4 décembre 2009

Ong-Bak 2 : La Naissance Du Dragon


Je viens de voir Ong-Bak 2. Dire que j'en avais entendu du mal était peu dire, et pourtant, j'ai été agréablement surpris. Tout d'abord sachez que le titre original est "Ong-Bak : The Beginning", et que seul le titre français est trompeur avec son "2" insinuant une séquelle au lieu du préquel.

Alors oui le film souffre d'un scénario des plus simpliste (une histoire de vengeance, et c'est tout), oui il est parfois brouillon, on ne sait plus trop qui est qui et ce qu'il se passe, on ne ressent pas non plus vraiment d'empathie pour les personnages et il y a également très peu de dialogues. Mais il ne faut pas oublier que EuropaCorp, bien gentils de nous faire découvrir le cinéma asiatique, ont quand même bien massacré le film en coupant plus de 30 minutes d'images et en remontant le reste. Et comme si ça suffisait pas ils nous mettent du rap français de merde durant le générique de fin, argh! Alors est-ce que la compréhension du film aurait été meilleure dans son montage original ? La fin est ici bien trop mystérieuse pour être comprise.

Mais concentrons nous sur les aspects positifs. Inutile de dire que les combats et les chorégraphies sont d'un spectaculaire, d'une violence et d'un réalisme à couper le souffle; et que lorsqu'on regarde un film d'arts martiaux c'est avant tout pour ses combats (si je voulais une intrigue tordue je me serai mis un thriller).
Mais ce qui m'a le plus plu, c'est finalement le côté historique. C'est vrai les scènes de baston c'est pas ce qui manque au cinéma, mais les grands films d'aventures et d'époque avec baston plus combats au sabre (j'adore les combats à l'épée) ça c'est rare, et sur ce point j'ai été gâté. Il y a même un petit côté heroic-fantasy avec quelques personnages surnaturels. De plus l'image est belle, dépaysante, la musique constituée de choeurs baroques donne un souffle épique au film, honnêtement un film d'arts martiaux ne m'avait pas autant accroché depuis... Le Grand Tournoi (The Quest) de Jean-Claude VanDamme en 1996!

Alors voilà, Ong-Bak 2 restera un film batard, à la fois trop simple et plein de défauts, et à la fois éblouissant, magnifique, une fable avec un goût d'antan si rare dans le cinéma moderne. Pourtant moi je vous le conseille. Regardez le en version originale si vous pouvez et surtout pas le montage spécial occidental (on ne peut pas enlever un quart d'un film sans que ça ne nuise à l'histoire.)

Take It Back!


Ma dernière découverte. Du new hardcore simple mais efficace.

V


L'invasion a commencée.

lundi 5 octobre 2009

From Heaven We Fall


From Heaven We Fall c'est le post-hardcore / metalcore à la française. De Perpignan pour être exact. Après un premier EP assez metalcore "Hopeful Times" en 2006, le groupe revient ce mois-ci avec un nouvel EP "Appearances Are Deceptive" et autant dire qu'il déchire tout. Tout a été poussé plus loin que sur le disque précédent : plus mélodique, plus intense, le groupe a également casé des influences de chant façon La Dispute / mewithoutYou du meilleur effet.

Ne passez pas à côté de cette sortie : http://www.myspace.com/fhwfmusic

jeudi 1 octobre 2009

Chronique d'album : AFI - Crash Love


AFI est un groupe qui, et c'est peu commun, a su changer de style au moment de passer sur une major et cela sans décevoir la majorité de sa fanbase. Je pense à l'album Sing The Sorrow, un véritable petit chef d'oeuvre dans lequel Davey a décidé de se mettre à réellement chanter pour un résultat magnifique. La transition entre Black Sails In The Sunset (hardcore), The Art Of Drowning (punk-rock) et Sing The Sorrow (rock alternatif) a marqué l'apogée d'AFI. Puis le groupe a un peu déçu avec son DecemberUnderground, entaché en partie par les envies electro du groupe. Depuis Davey et Jade ont exorcisé cette envie dans leur side-project Blaqk Audio, et AFI nous revient épuré de toutes fioritures avec ce Crash Love qui marque la volonté du groupe de revenir à un son plus simple et sans artifices, pour ce qui est déjà leur 8ème album. Au niveau du concept, l'album tourne autour d'une histoire d'amour destructrice, entre amour et haine, que l'hideuse cover illustre plus ou moins.

Pour ce nouvel album, des fans privilégiés ont eu la chance de venir en studio avec le groupe pour enregistrer des choeurs. En effet AFI a toujours donné de l'importance aux choeurs (entre autre les fameux Oh Oh) et double-voix, mais cette fois ils donnent carrément un côté arena-rock et surtout parmi les meilleurs morceaux du disque. Alors même si l'album n'a pas sa piste d'intro épique habituelle, « Torch Song » a quand même sa courte intro inquiétante, puis donne dans le STS/DU jusqu'au refrain de fans en choeur « Anything! » tandis que Davey chante « I'd tear out my eyes for you, my dear » ce qui donne quand même ce qu'il faut de grandiloquent pour nous satisfaire. Dans le même genre, la mélancolique Beautiful Thieves portée par les choeurs de son refrain ou encore l'excellente End Transmission même si sur cette dernière les choeurs sont absents. Trois titres forts.

En plus du rock période major, on retrouve des chansons à l'ancienne, un peu plus punk-rock comme « I Am Trying Very Hard To Be Here » boostée par les choeurs géniaux de son refrain, « Sacrilege » qui aurait pu figurer sur The Art Of Drowning, voire punk-pop comme le single « Medicate » ou encore « Veronica Sawyer Smokes » mais qui pour cette dernière semble un peu fadasse en comparaison des autres.

D'autres morceaux ont un très fort potentiel, une excellente rythmique comme « Too Shy To Scream » ou « Cold Hands » mais sont plombés par un refrain mou qui fait retomber la sauce au lieu de la sublimer. Néanmoins « Cold Hands » demeure un gros morceau.

Enfin on trouve son lot de chansons calmes, bien qu'elles ne le restent jamais jusqu'à la fin et se transforment en power-ballades. La meilleure est « Ok, I Feel Better Now » agréable de bout en bout alors que « Darling, I Want To Destroy You » n'est sauvée que par l'émotion de son refrain. Puis le morceau final « It Was Mine », assez réussi. Mais on a déjà entendu beacoup mieux par le passé (« God Called In Sick Today », « Morningstar » ou plus récemment « Silver And Cold »).

Crash Love nous emporte encore dans une autre direction tout en revenant au punk-rock, il ressemble à ce qu'aurait pu être le successeur de The Art Of Drowning sur major. En cela, une bonne partie des fans ayant été déçus par DecemberUnderground risquent fortement d'aimer cet album. On apprécie ce retour aux sources en même temps que le look plus mature du groupe, qui paradoxalement nous sert une pochette cliché et des paroles plus simplistes que par le passé. Mais ce qui dérange le plus c'est le côté trop gentillet et pop de l'ensemble (n'espérez pas entendre un seul passage violent), il manque une certaine rage au niveau du chant même si instrumentalement le groupe assure toujours autant. Un Art Of Drowning lisse et sans amphétamines, qui après une première période de déception peut malgré tout se révéler... assez addictif.

The Academy Is... - Lost In Pacific Time EP


Après deux albums qui faisaient preuve d'une certaine maturité, The Academy Is a choisi de délivrer un troisième album bien plus épuré et simple, une compil de college songs aux mélodies sucrées avec Fast Times At Barrington High. Ce qui aurait pu se révéler casse-gueule a finalement donné un album excellent et accrocheur de bout en bout, peut-être leur meilleur.

L'impression que j'ai sur ce nouvel EP c'est que l'été et le lycée sont maintenant finis. Même si « I'm Yours Tonight » et « Days Like Masquarades », les deux petits tubes de l'album, ont toujours ce refrain un peu ensoleillé, ils reflètent en même temps une certaine mélancolie, spécialement dans les couplets.

Puis c'est carrément une chanson triste que le groupe sert avec « New York (Saint In The City) » tout en conservant un tempo rapide dans les refrains. Même chose avec « In the Rearview » avec ses paroles qui ne respirent pas la joie tout en restant catchy à fond.

Et quand le groupe décide de collaborer avec Andrew McMahon de Jack's Mannequin sur « Sputter », on se retrouve avec un synthé et une mélodie de chant qui rappellent la cold-wave dans les couplets, bien que le refrain soit quand à lui un peu plus classique.

Le groupe conserve le son de Fast Times At Barrington High et l'assombrit un peu, je ne sais pas encore si ce sera la direction du prochain album ni même si ces chansons seront parmi la tracklist de celui-ci mais ces 5 pistes sont un vrai plaisir et ne laissent présager que du meilleur. C'est toujours un plaisir d'entendre la voix de William Beckett, et des mélodies réussies comme ça on ne peut qu'en redemander.

Chronique d'album : Funeral For A Friend - Your History Is Mine 2002 - 2009


Funeral For A Friend fait parti de ces groupes qui, à peine un EP en poche, ont su créer une hype autour d'eux et devenir the next big thing. Après 7 ans et demi de bons et loyaux services, le groupe gallois nous sort un Greatest Hits qui se veut une réflexion sur leur carrière pour les nouveaux et les anciens, agrémenté d'un EP contenant 4 nouvelles chansons.

C'est en 2002 que tout à commencé avec l'EP Between Order And Model suivi la même année de l'EP Four Ways To Scream Your Name (les deux EP seront plus tard compilés en un sous le nom Seven Ways To Scream Your Name) représentés ici par une chanson de chaque, parmi les premiers succès du groupe : « 10.45 Amsterdam Conversations » et « This Year's Most Open Heartbreak » : un son rugueux entre riffs metalcore et passages post-hardcore, servi des cris graves du batteur et du chant plus mélodique du chanteur principal Matthew Davies.

En 2003 sort le premier LP du groupe, Casually Dressed & Deep In Conversation, qui reprenait pas mal de titres des EP précédents dans de nouvelles versions légèrement plus lisses. Un album moins metalcore, un rock alternatif / post hardcore toujours teinté de cris mais qui sont mis au second plan. On retrouve ici les trois singles qui sont entrés dans le top 20 à savoir la célèbre « Juneau », « She Drove Me To Daytime Television » et « Escape Artists Never Die ». Le principe d'un Greatest Hits à l'inverse d'un Best-Of et de rassembler les plus gros succès d'un groupe, pas ses meileures chansons. Et pourtant, le groupe a eu l'excellente idée de faire figurer le puissant megatube « Red Is The New Black », seule chanson issue des EP que je trouve meilleure dans sa version LP. Mais dans cette logique on déplore l'absence de « Bullet Theory » (un single pourtant) ou encore « Rookie Of The Year ».

Le groupe opère un premier tournant en 2005 avec l'album Hours sur lequel les cris sont presque totalement abandonnés – exception faite d'un morceau – pour le reste le son ne change pas et l'album est malgré tout une totale réussite : des riffs excellents, des mélodies entêtantes, chaque piste est un véritable plaisir. Ainsi sont présents les singles « Streetcar », « Roses For The Dead » et la ballade « History ». Ils auraient pu en mettre autant qu'ils voulaient je crois, l'album était un condensé de tubes.

C'est ensuite qu'arrive une catastrophe avec Tales Don't Tell Themselves en 2007. Un concept-album sur l'histoire d'un naufragé en mer. Le groupe abandonne tout gros son, les riffs sonnent peu inspirés, le chant mou, on se fait clairement chier à l'écoute. Heureusement seulement deux singles sont présents : « Into Oblivion (Reunion) » qui passe encore et la ballade « Walk Away », la seule que je zapperai volontiers sur tout ce Greatest Hits.

En 2008 le groupe redresse la barre avec Memory And Humanity : on garde le son light de l'album précédent mais cette fois l'ensemble sonne plus inspiré et accrocheur, les cris reviennent même timidement sur quelques pistes. Malheureusement cette compil ne rend pas du tout hommage à cet album en proposant simplement le très moyen « Kicking And Screaming » alors que les singles « Waterfront Danceclub » et « Rules And Games » étaient dix fois meilleurs (comme ça le Greatest Hits ne fait pas d'ombre aux ventes du dernier album?); on regrette également l'absence d'un morceau comme « You Can't See The Forest For The Wolves ».

Pour finir le groupe nous propose 4 nouveaux morceaux sous la forme d'un EP. Des titres avec un son plus lourd que le dernier album, des riffs plutôt bons : « No Honour Among Thieves » est sympa, « Wrench » est la chanson qu'on osait plus espérer, avec les cris du batteur, un passage de chant en double-voix et des mélodies parfaites, la meilleure chanson que le groupe ai composé depuis longtemps; mais qui manquent parfois de punch au niveau du chant : « Built To Last » ou « Captains Of Industry ».

Le bilan se veut mitigé. La tracklist aurait pu être meilleure c'est certain, comme à chaque compile on peut toujours trouver à redire. Si on ferme les yeux sur les oublis on a quand même un petit condensé d'excellentes chansons, si vous ne connaissez pas le groupe foncez ! C'est quand même du très bon et un groupe qui a marqué sa scène en cette décennie. Pour les autres, rien de nouveau. Quand à l'EP inédit, prenez-le pour « Wrench » ou zappez-le en attendant la suite, le groupe est capable du meilleur comme du moins bon et j'avoue ne plus savoir sur quel pied il va danser.

vendredi 4 septembre 2009

Chronique d'album : Saosin - In Search Of Solid Ground


Trois ans après leur premier album acclamé par toute la presse et les fans malgré le changement de chanteur, Saosin était pour le moins attendu au tournant avec ce second effort. Récemment le groupe avait livré un Grey EP sublime, montrant des musiciens plus à leur place que jamais et promettant le meilleur à venir pour ce In Search Of Solid Ground. Le groupe nous apprenait qu'ils avaient bossé avec plusieurs producteurs dont Butch Walker, et que le plus difficile a ensuite été de faire en sorte que le mix des différents morceaux reste cohérent. Alors qu'en est-il finalement ?

On retrouve tout d'abord sur ce disque les trois titres du Grey EP dans des versions retravaillées qui demeurent encore ici incontestablement parmi les tubes de l'album. « Keep Secrets » devient « I Keep My Secrets Safe » et ouvre l'album : les lignes de chant ont été légèrement modifiées mais demeurent tout aussi réussies, le refrain a été changé, pour ma part je préferai celui de l'ancienne version, la grosse surprise qui avait été un passage entièrement crié particulièrement prenant demeure présent mais son final est un peu atténué par des choeurs chantant par dessus, dommage, il avait plus d'impact autrefois; enfin le final est agrémenté de choeurs. « Love Maker » est devenue « The Worst Of Me », c'est celle qui a été le moins modifiée, le chant de Cove a été un peu amélioré, par contre les double voix criant You always mislead me chantent ici et ne crient plus, ce qui enlève un peu de punch à la chanson. Pour finir, « Why Can't You See », la chanson la plus légère des trois a été un peu alourdie au niveau des guitares et sonne moins punk-pop. C'est avec une légère amertume qu'on se surprend à préférer finalement les anciennes versions de ces chansons, plus simples et spontanées. Tout comme j'ai toujours préféré la version EP de « Bury Your Head » sur le premier album.

Il y a également ces morceaux que le groupe a mis en écoute sur Internet avant la sortie de l'album, et qui sont vraiments excellents. Le premier, « Is This Real », possède des cris en double voix dans les couplets (c'est le seul malheureusement) et le refrain est génial avec des choeurs typiquement Saosin, une grosse réussite. Les passages en chant aigu et le passage calme vers la fin sont tout particulièrement beaux. Le second morceau est « On My Own », en fait une nouvelle version de la démo « Uphill Battle » de 2003 qui n'a finalement plus grand chose à voir avec la version originale. Mais pour une fois c'est tant mieux : le groupe a conservé le riff qui tue, tout le reste est changé, le chant est quand à lui excellent. Le final tout tranquille fait penser à Thrice sur The Alchemy Index. Puis le groupe a posté « Changing » peu de temps avant la sortie de l'album, un morceau qui comme son titre l'indique change un peu du style Saosin, il y a un côté AFI dedans, ce qui n'est pas pour me déplaire, le refrain est vraiment catchy, un futur single en puissance.

Puis il y a les nouveaux morceaux. « Deep Down » propose une instrumentation intéressante et originale tout en restant bien rock, les lignes de chant la rendent assez accrocheuse. « Say Goodbye » est un morceau relativement normal pour le groupe bien qu'un peu plus calme, qui ne surprend pas vraiment mais reste très agréable, j'aime tout particulièrement le refrain : Say goodbye, that's all you wanted. Mon petit préféré parmi les inédits est « The Alarming Sound Of A Still Small Voice », cette chanson est vraiment mélancolique, des couplets au refrain vraiment intense : Am I right where I need to be, or is this another distraction is this how I'm supposed to feel.

Le changement vient ensuite avec la présence de nombreuses chansons plus calmes. C'est vrai que tous les textes de l'album parlent d'amour ou sont consacrés à une fille. Personnellemnt ça ne me dérange aucunement. « Nothing Is What It Seems (Without You) » est un peu la nouvelle ballade de lover façon « You're Not Alone » : Tell me how I'm supposed to live without you ? Dans le même registre, « It's All Over Now ». A ce stade il y a quelques chose qui peut poser problème à certains fans, ce nouveau coté limite pop-rock manquant de punch, de gros riffs et de batterie chaotique. Ainsi « What Were Me Made For » a vraiment quelque chose de radiophonique, le morceau final « Fireflies (Light Messengers) » commence carrément au piano et demeure calme : I'll never be able to say I love you, I love you, I love you, les guitares se mèlant aux notes du piano durant près de 8 minutes. Finalement c'est vrai que ces chansons sont les moins effiaces, mais au fil des écoutes on se met à les apprécier de plus en plus.
Quand à la bonus track de la version japonaise « You'll Never Noticed Me » elle est rock et très accrocheuse, elle aurait mérité de figurer dans la tracklist au détriment d'une chanson plus molle.

Pour ceux qui ont suivi de près la mise à disposition des morceux en ligne, le premier constat peut-être décevant car on se dit qu'on connaissait déjà toutes les meilleures chansons du disque, les nouveaux morceaux n'étant pas pour la plupart ceux qui nous accrochent desuite. Puis finalement en comptant les morceaux qui nous plaisent, on constate que la moitié de la tracklist est quand même composée de tubes, et pas des moindres, « I Keep My Secrets Safe » surpasse à elle seule toutes les chansons du Self-Titled à mes yeux. Alors dans ces conditions comment dire du mal de ce disque ? J'ai tellement écouté les chansons du Grey EP ainsi que « Is This Real » et « On My Own » en boucle durant des semaines avant la sortie d'In Search Of Solid Ground... ma déception n'est qu'illusoire parce que j'ai écouté la moitié de l'album avant qu'il sorte, j'aurai été bluffé si j'avais tout écouté d'un coup pour la première fois. Les chansons calmes apportent un changement et sont sympas au final. Et puis merde, cet album est mon album de l'année. Un excellent deuxième disque à la hauteur du premier.

Chronique d'album : Brand New - Daisy


Brand New est un groupe en constante évolution. Depuis leur débuts punk-pop jusqu'au chef d'oeuvre The Devil And God Are Raging Inside Me, chacun de leur album vaut le détour dans un genre différent. On peut dire qu'ils ont gagné le respect de la scène, tout comme des groupes comme Thursday ou Thrice.

« At The Bottom » est le premier single de ce nouvel album. Un morceau dans la lignée de l'effort précédent, assez accrocheur mais avec un refrain un peu crié avec la présence de doubles voix. La chanson parle d'un enterrement et de proches qui disparaissent.

L'album débute quand à lui sur un sample de piano avec un chant féminin façon ancien temps puis soudainement en plein milieu une batterie explose, suivie des cris de Jesse pour une chanson entièrement screamo ! Grande première pour le groupe, et si autrefois certains réchignaient à les classer dans l'emo cette chanson aidera à faire pencher la balance. Par contre ne commettez pas la même erreur que moi : ne démarrer pas l'album le volume à fond où vous risquez bien de sursauter comme jamais.

On retrouve en effet sur ce disque un côté bordélique enragé, le groupe n'ayant jamais sonné autant violent et chaotique : « Gasoline » est un morceau que j'avais déjà pu entendre sur Youtube dans une version live, Jesse y alterne phrase en chant clair et phrase criée, accompagné de battements de tambours et d'une guitare dissonante ce qui donne une ambiance assez spéciale. Il y a une accelération subite sur la fin avant une outro tout en sonorité bizarre et lourde. Du même acabit « Sink », un des morceau les plus réussi : une instrumentation très southern rock puis des cris qui surgissent subitement façon Sowing Season, comme le groupe c'est si bien le faire; ainsi que « Bought A Bride » qui commence lentement comme ce qui pourrait être une chanson de l'album précédent avant qu'une batterie lourde n'introduise les lamentations criées de Jesse. Enfin « In A Jar » qui commence avec sa basse et son chant tranquille avant de partir en hurlements dignes de Kurt Cobain.
L'influence southern rock citée pour « Sink » reviendra dans « Be Gone », un morceau calme mais très chelou avec un chant déformé et incompréhensible dont l'utilité ne saute pas aux yeux.

Complètement à l'opposé de cette rage, on trouve des morceaux parmi les plus lents du groupe : « Bed » est tout calme et berçant. Plaisant, chaleureux. « You Stole » est une ambitieuse pièce maitresse de 6 minutes, qui commence tout doucement, des voix féminines venant ensuite accompagner le chant avant que la chanson ne parte en rock sur un riff des plus efficace.

Il faut également noter l'implication du guitariste Vinny dans l'écriture des textes dans un style poétique et torturé. Les paroles sont très sombres et pessimistes comme ces deux chansons écrites par Vinny : le morceau calme « Daisy », qui débute sur un sample de voix d'homme et des instruments inquiétants puis dans laquelle on peut entendre entre autre I'm a mouth that doesn't smile, I'm a word that no one ever wants to say avant qu'un sample de voix d'enfant ne revienne; puis le magnifique morceau final « Noro » : la voix aux bords des larmes de Jesse est accompagnée par une double voix répètant I'm on my way to hell.

Daisy est finalement un album très contrasté : les chansons violentes sont encore plus bourrines qu'avant, les chansons calmes encore plus douces. Malheureusement le côté trop spontané et destructuré l'empêche de s'apprécier autant que ce qui restera comme leur meilleur album : The Devil And God Are Raging Inside Me; néanmoins Brand New signe un album de qualité, mature et anti-commercial. Ne croyez pas que vous allez le dompter dès la première écoute, c'est ce qui fait le charme des grands disques.

lundi 24 août 2009

Saosin - Is This Real ?

Chronique d'album : Jonny Craig - A Dream Is A Question You Don't Know How To Answer


Jonny Craig est relativement connu pour être le premier chanteur des fameux Dance Gavin Dance, actuellement dans Emarosa ainsi que dans le all-star band Isles & Glaciers. Comme nombre de chanteurs que j'affectionne tout particulièrement il a une voix spéciale et plutot aigue. Les multiples talents du bonhomme ne sont donc plus à démontrer. Pour cet album solo on retrouve un mélange de rock, de folk, de ballades, et même un petit côté RNB juste ce qu'il faut pour rester plaisant.

Isteelfeelhetpart3 est incontestablement la grosse réussite du CD, spécialement son refrain, de plus elle surprend par ses cris sur le final (on attend toujours d'un album solo quelque chose de calme). What Would I give To Be Australian possede le chant d'une excellente chanson RNB, en plus énervé, mais avec des instrus rock.
I've Been Hearing That You're Freaky est une chanson mélancolique au piano, le refrain avec ses choeurs en "oh oh oh oh" fait penser à Cry Me A River; 7AM, 2 Bottles And The Wrong Road mixe à merveille folk et son electro pour être à la fois mélancolique et rythmée; Taking Time For All The Wrong Things fait aussi parti des morceaux qui m'ont marqué, sur le modèle cité précédemment, un chant calme mais prenant, des instrus envoutants et un refrain plus rock très bien ficelé.
Le reste est constitué de chansons folk rock orchestrées et assez aériennes et d'une ballade larmoyante : Children Of Divorce.

Je n'attendais pas grand chose de ce disque et finalement je me rend compte que j'y revient régulièrement, pas pour l'écouter en entier, mais pour me remettre une ou deux chansons assez souvent. La voix est excellente, le tout est bien arrangé, de bien jolies chansons qui n'ont pas à pâlir de la comparaison avec le récent projet solo de Stephen Christian : Anchor & Braille.

mardi 18 août 2009

Chronique d'album : The Used - Artwork


Pour beaucoup de gens, dont moi, The Used c'est avant tout un album, le self-titled. Un petit bijou sorti en 2002. Rien de ce qu'ils ont sorti ensuite n'égalera aux yeux d'un fan ce premier disque. De plus leur excellent batteur les a quitté après le deuxième album pour rejoindre son groupe préféré : Rancid. Pour ce quatrième album le groupe souhaitait un son complètement différent et a donc fait appel pour la première fois à un autre producteur que John Feldman : Matt Squire (Panic!, Cute Is What We Aim For.)
D'entrée le son est limite metal, le premier morceau est splutôt ympa, assez accrocheur avec quelques passages criés. Le groupe a toujours fait bonne impression sur sa première piste. Le second, Empty With You, se veut plus léger, mais sans sonner punk-pop comme le groupe pouvait le faire avant, ici c'est plus rock alternatif. Le refrain est vraiment bien.
L'intro de Born To Quit avec ses gros riffs nous rapproche encore un peu plus du metal ou du gros rock lourd, puis ça ralentit et le refrain qui arrive n'est pas très accrocheur malgré la présence maintenue des riffs en fond, seul sa toute fin (du refrain) un peu criée décolle.
Kissing You Goodbye est la première ballade, au piano, qui arrive vachement tôt sur l'album. La chanson fait tout pour nous faire pleurer mais pourtant lorsqu'on a en tête Blue And Yellow ou Hard To Say on y reste plutôt insensible. Bon le final est quand même pas mal avec plusieurs voix et Bert qui crie un peu.
Sold My Soul démarre lentement avec quelques notes de piano qui reviendront par moment ensuite, puis part dans une ambiance sombre avec une ligne de chant accrocheuse, spécialement dans le refrain.
Le groupe a jugé bon de nous placer une seconde ballade à ce moment là : Watered Down. La chanson pop par excellence, gentillette comme il faut, le refrain est quand même sympa. Le sample final fait transition avec On The Cross, directement plus bourrine, qui pourtant devient vite mou malgré la présence de cris.
On oublie tout le reste, Come Undone s'impose comme le meilleur morceau du disque. Les couplets sont lents mais émouvants et réussis, la montée du pré-refrain très réussie, et le refrain quand à lui est sublime, avec un chant qui flirte avec le clean et le scream. S'il ne fallait retenir qu'un seul morceau ce serait assurément celui-ci.
Meant To Die me semble un morceau assez quelconque, le refrain un peu plus speed est assez accrocheur. The Best Of Me met longtemps à démarrer sur une intro très sombre puis envoie d'un coup des riffs vraiment lourds et réussis, puis dès que le chant arrive tout se calme; avant de repartir en cris de foufous dans le pré-refrain suivi d'un refrain chanté agréable. Le final nous glisse un solo de gratte dissonant. Le morceau final part dans la même ambiance : son lourd et noir, chant calme avec quelques notes de synthé pour le côté inquiétant, puis pré-refrain hurlé et refrain chanté. Le final reprend le refrain de Kissing You Goodbye. Mais bon, rien de profondément marquant.
C'est clair que le The Used des débuts est mort et enterré sur ce disque. Après un second album un peu mou, le troisième revenait à quelque chose de plus énergique, tout en conservant le côté orchestré du second. Ici on fait table rase de tout ça : que du rock et des grosses grattes, un peu de piano par-ci par-là, un son très noir. Peut-on aimer The Used pour ce qu'ils sont aujourd'hui ? Oui, le côté plus bourrin plaira même à certains, on sent qu'ils ont voulu abandonner le côté pop et servir un truc sincère. Pourtant, au final, tout ça semble très lisse et très peu de morceaux sont vraiment marquants sur ce disque. Le moins bon du groupe, à écouter pour Come Undone.

vendredi 14 août 2009

Chronique d'album : Set Your Goals - This Will Be The Death Of Us


Set Your Goals est un groupe qui mèle habilement pop-punk et punk hardcore. Je mentirai si je disais que leur premier effort Munity! m'avait vraiment emballé. Il présentait une palette sympathique de chansons poppy et joyeusement hardcore, mais sans plus quoi. Avec leur second album, le groupe a décidé de nous montrer son côté obscur.
Dès le premier morceau éponyme, tous les éléments sont en place : ce qui saute aux yeux, la production et le mix bien meilleurs, mais aussi la lourdeur des instruments, puis les riffs monstrueux, le talent et les mélodies des deux chanteurs, les passages hardcores scandés "break break break!", le feat remarqué de Vinnie Caruana (I Am The Avalanche) et le sample final. Ce morceau est une tuerie tout simplement.
Tandis que la piste suivante de quelques secondes fait office de transition, on retrouve le côté plus punk-pop du groupe avec quelques tubes : Look Closer, Summer Jam, Like You To Me, The Fallen : les deux chanteurs alternent leur chant parfois limite rappé sur des riffs endiablés.
The Few That Remain revient à quelque chose de moins joyeux, et surtout la bonne surprise c'est Hayley Williams de Paramore qui vient se la jouer hardcore au milieu du morceau, excellent !
Equals est un excellent morceau punk-rock, mais la véritable bombe arrive avec Gaia Bleeds : tout simplement le morceau le plus lourd jamais écrit pas le groupe. Riffs écrasants avec le featuring de Jon Gula (Turmoil) qui vient pousser la gueulante.
Puis encore un morceau punk-rock plus sérieux avec Flawded Methods Of Persecution And Punishment avec un très beau refrain chanté.
En guise d'avant dernier morceau : Arrival Notes, une intrumentale acoustique qui enchaine avec le morceau final Our Ethos : A Legacy To Pass On. Encore un morceau bien lourd, vraiment accrocheur avec un refrain parfait et la présence de Chad Gilbert de New Found Glory, des choeurs épiques, une montée en puissance jusqu'à l'acapella final : sublime.
Plus lourd, plus puissant, des feats de qualité, Set Your Goals sort un deuxième album meilleur que le précédent sans aucun doute.

vendredi 7 août 2009

Chronique d'album : Children Of Nova - The Complexity Of Light EP


Children Of Nova est un de ces groupes de rock progressif / expérimental à la Coheed & Cambia, The Fall Of Troy voire même The Sound Of Animals Fighting. De Coheed le groupe reprend le concept dans les textes qui racontent une histoire au fil des chansons, les compos sont riches avec quelques bidouillages electro voire même du tam tam (l'intro de The Complexity Of Light), de nombreux breaks de batterie excellents, les mauvaises langues qualifiant le groupe de rock intello. Le chant quand à lui est absolument sublime, partant parfois très haut dans les aigus (The Fall Of Aphonia), les refrains épiques et accrocheurs (Arcaedion), le groupe rappellant parfois même les grands groupe de rock des années 80 (Queen, Scorpions) sur Second Sight Blackout par exemple. On a même droit à un petit moment screamé sur The Order.

Sorti de nulle part Children Of Nova impose sa touche avec ce premier EP. On a l'impression d'assister à un grand opera rock (un vrai, pas un façon Green Day). Très beau disque.

mercredi 5 août 2009

Chronique d'album : Thrice - Beggars


Thrice... ce nom me renvoie à ma rencontre avec l'emo, avec Thursday, deux grands noms qui resteront gravés. Après des disques tous meilleurs les uns que les autres aux yeux des fans, le groupe avait pris un sacré tournant avec ses dernieres sorties, un ambitieux projet de quatres EP entièrement autoproduits ayant chacun pour thème un des élements naturel : The Alchemy Index. On y retrouvait un groupe à la fois beaucoup plus calme, avec de la boite à rythme, de la country (influence de l'album solo folk du chanteur) et paradoxalement leur morceau le plus bourrin à ce jour : The Flame Deluge. Pour ma part, ces quatres Ep sont une merveille, pour d'autres une grosse déception. Le groupe voulait quelque chose d'un peu plus énergique pour ce nouvel album.

All The World Is Mad débute sur une basse groovy très lourde façon limite Korn, puis des riffs bien rock, le refrain un des plus mélancolique du groupe « Something's gone terribly wrong, with everyone, all the world is mad, darkness brings terrible things, the sun is gone ». Un très beau morceau bien efficace, je dirai même plus, mon préféré. L'intro de The Weight fait un peu country, la guitare toujours très groove nous gratifie d'excellentes notes, dans le refrain Dustin se met à crier tout en chantant : ces deux premières chansons ont vraiment quelque chose de The Artist In The Ambulance, et sont, à mon goût, les deux meilleures du disque.
Circles renvoie directement à ce qui a été fait sur The Alchemy Index : un morceau très lent au piano bercé par la voix chaude de Dustin... malheureusemnt il manque quelque chose pour que ça décolle vraiment.
Doublespeak est un peu plus déconcertante : elle commence comme un morceau jazz avec son piano; finalement le refrain fait penser à Vheissu, avant que la chanson ne parte en rock avec un changement de tempo soudain à la Brand New.
In Exile fait dans le mid-tempo toujours très groove, jolis accords pour commencer, chant entrainant et tout particulièrement beau dans le refrain.
On repart sur quelque chose d'un peu plus rapide avec At The Last, le morceau se calme en fait juste pour le couplet cafardeux avant de repartir soudainement pour le refrain semi-énervé toujours dans un esprit Brand New. Le final est vraiment bon avec une belle montée en intensité.
Wood & Wire fait très post-rock, très calme, seul le refrain nous arrache un peu d'émotion.
Le groupe repart avec un début endiablé crié par Dustin sur Talking Trough Glass, d'ailleurs la chanson est presque entièrement criée, sur un rythme qui ferait passer les groupes de rock indie anglais pour des clowns. Une réussite, spécialement à partir du milieu, un peu plus poignant et énervé.
The Great Exchange est un autre de ces morceaux calmes avec une ambiance assez envoutante, il ne décolle vraiment que dans le refrain qui est magnifique. Puis enfin le morceau final, Beggars. Son intro m'a directement fait penser au morceau final du dernier Anberlin : Misearbile Visu, ça tombe bien c'est une de mes chansons préférées. Ici Dustin lache son chant le plus larmoyant, le plus émouvant, sur des instrus qui vont s'énerver au fur et à mesure que le chant devient plus agressif et écorché. Vraiment vraiment vraiment magnifique et une façon parfaite de clore cet album.

Thrice avance. On retrouve un côté à l'ancienne sur les morceaux les plus rock, le tout travaillé à la façon d'un Alchemy Index, ce qui donne des morceaux vraiments riches, différents, qui peuvent flirter autant avec le post-hardcore que le post-rock ou le blues. Mais Beggars est peut-être aussi l'album le plus difficile d'accès du groupe. Il m'a fallu de nombreuses écoutes avant de le cerner, et à l'heure de cette chronique, je ne peux affirmer le connaître par coeur et suis sûr d'en découvrir encore les saveurs en même temps que mon avis évoluera, en mieux forcément. C'est aussi un belle continuité à la constante évolution musicale du groupe, même si, on ne peut le nier, les compos n'ont plus l'efficacité et le rentre-dedans du Thrice d'autrefois. Mais c'est un groupe avec une âme, et Beggars, qu'il plaise ou non, est un très beau disque. Le groupe a souffert du leak prématuré de son album deux mois avant sa sortie officielle... j'ecourage tout le monde à, autant que possible, acheter leur album.

Chronique d'album : Anchor & Braille - Felt


Deux ans après un premier vinyle 7" de seulement deux chansons mais assez prometteur, Anchor & Braille livre son debut album. Ce groupe c'est avant tout le side-project de Stephen Christian, chanteur d'Anberlin, accompagné d'Aaron Marsh, chanteur de Copeland, au mix et à la prod. C'est également le premier disque sur le propre label de Stephen : Wood Water Records. Le titre de l'album se veut un reccueil de ressentis, plus particulièrement de regrets et de coeurs brisés. Voilà, les présentations sont faites.

A l'opposé du groupe Anberlin, A&B se base essentiellement sur des claviers, pianos et guitares acoustiques.
Rust débute tout doucement en acoustique / batterie, la voix dans le refrain introduit le magnifique fausset : une voix peu puissante utilisant le registre le plus aigu. Like Steps In A Dance débute sur un piano, le titre est un peu plus dansant surtout dans le refrain en fausset encore une fois.
Blur reflète bien son titre et est un peu plus mélancolique et triste : des couplets émouvants et un refrain réussi. A vrai dire la première qui m'accroche vraiment vraiment. Dans le même genre Inretrospect, anciennement nommée Sound Asleep sur le 7", tout aussi poignante : « Is this heaven or is this hell ? I'm to drunk, to drunk to tell ».
Summer Tongues marque la présence de cordes insistantes et d'une batterie lente, finalement cet album est assez blues/jazz. Calm, Calm, Calm Yourself ressemble à une chanson de comédie musicale, assez spéciale mais finalement assez accrocheuse, surtout dans son refrain
Wedding/Funeral, déjà présent sur le 7" et quel morceau ! Mon préféré déjà avant, et il reste toujours le meilleur morceau de l'album à mon goût : sûrement la plus triste, tant au niveau du chant (qui vous arracherait des frissons) que des paroles plus que magnifiques; on ne sait pas si le chanteur parle d'un mariage ou d'un enterrement, et l'ambiguité du contexte fais tout le charme de cette chanson. Sinon, on peut penser qu'il regarde la femme qu'il aime épouser un autre homme, et pour lui c'est comme si elle mourrait car rien ne sera plus jamais comme avant. De plus la chanson a été ré-enregistrée et le changement se sent : le chant sensiblement différent, mais surtout une guitare électrique fait une apparition discrète dans le pré-refrain tandis que de nouveaux choeurs apparaissent en milieu de morceau.
Sleep, When We Die est encore une chanson triste et belle au piano, on y note la présence d'un chant féminin accompagnant Stephen. On reste dans la ballade piano chialante avec Forget Love, I Just Want You To Make Sens To Me Tonight, une de celles qui sonnent le plus triste, vraiment belle et un refrain envoutant. Et voilà que Aaron vient poser son chant aux ¾ du morceau, qui se finit sur un solo de gratte électrique... du grand art.
On retourne en acoustique avec Sing Out, agréable avec un joli refrain. Mais c'est avec du piano à nouveau que l'album se ferme sur Sheet Music, un morceau assez soul / blues, toujours un beau refrain.

Après avoir adoré la première sortie du groupe (enfin, il s'agit plus d'un projet solo), j'ai eu un peu peur à l'écoute des premiers extraits de Felt : un peu plus joyeux, bizarres, speeds (Like Steps In A Dance) que ce que j'aimais à la base : la mélancolie et le chant triste. Heureusement je retrouve sur ce disque ce que j'esperais y trouver, peut-être juste un peu moins catchy. On peut reprocher le fait que les morceaux auront tendance à se ressembler pour un novice, mais au fil des écoutes la beauté des arrangements, de la voix et des textes se réveleront à vous. A écouter « comme un musée la nuit, les lumières éteintes » selon Stephen. Meilleur que les albums solos d'Anthony Green et Dustin Kensrue.

mercredi 22 juillet 2009

Série TV : Robin Des Bois


Je dois avouer avoir mis un certain moment avant de me lancer dans cette série de la BBC. Tout simplement parce qu'à première vue, la gueule des acteurs ne me plaisait pas trop et le charisme de ce nouveau Robin ne me sautait pas aux yeux, ayant encore en tête Errol Flynn ou Kevin Costner. Et puis je me suis laissé tenté, le temps libre offert par les vacances aidant.
Pour l'anecdote, Robin Hood signifie exactement Robin La Capuche, une image très présente dans la série comme le montre cette affiche promo; et le "des bois" semblerait hérité d'une... erreur de traduction, du à la similitude entre Hood et Wood.

Je ne revient pas sur l'histoire que tout le monde connait, mais ce qui m'a semblé une bonne idée d'emblée dans la série c'est le traumatisme de Robin à son retour de croisade, le côté un peu post-Vietnam du soldat qui rentre à son pays, très exploité dans les films de guerre, très peu dans l'univers de Robin des Bois. Cet aspect apporte un peu plus de noirceur et de psychologie au personnage et à ses compagnons. Et c'est bien ça qui différencie la série anglaise de ses versions précédentes, américaines elles, qui étaient plus centrées sur le côté familial et enfants. Je ne vais pas non plus affirmer que cette série n'a pas son côté familial, elle l'a, la musique limite cartoon de certaines scènes est là pour le démontrer. Mais entre deux moments de rigolade et de camaraderie, ça fait plaisir de trouver un peu plus de profondeur et parfois de violence.
La série semble s'inspirer finalement pas mal du film de Kevin Reynolds (avec Kostner) pour cet aspect plus froid de l'univers de Sherwood. D'ailleurs Petit Jean est le sosie de celui du film.

Au niveau des personnages, si Jonas Armstrong m'inquiétait au début, il s'en sort finalement très bien avec un charisme surprenant. La bande des "outlaw" est tout aussi sympathique et attachante. Marianne correspond exactement à la Marianne qu'on imaginerait (normal ils prennent le sosie du sosie du sosie d'une ancienne Marianne à chaque version.)
Mais la véritable bonne surprise du show, ce sont les méchants. Ici on zappe le Prince Jean qu'on ne verra jamais, Nottingham est gouverné par le Shérif et Guy de Guisborne. Le Shérif est différent de tout ce qu'on a pu voir, à la foid froid, méchant, mais en même temps, le personnage le plus comique et le plus ridicule ! Il est complètement délirant tout simplement. Quand à Guisborne, interprété par Richard Armitage, c'est peut-être le personnage le plus intéressant. Homme de main du Shérif, personnage toujours vétu de noir, il révèle pourtant son humanité au fil des épisodes. La encore la série se différencie de ce qui a été fait avant avec ce Guy bien plus nuancé que la brute qu'on aurait pu trouver. Prétendant de Marianne, il forme avec Robin le triangle amoureux de la série.

Je vient juste de finir la saison 2, et je dois avouer que ce double épisode final était tout bonnement excellent, se déroulant en Terre Sainte contrairement au reste qui se situe dans la forêt ou le chateau pour la plupart.

La série vient tout juste d'être arrêtée à la fin de sa troisième saison, faute d'audience comme d'hab'. C'est dommage, elle était vraiment intéressante mais en même temps [attention spoiler: pouvait-on continuer une série sur Robin des Bois après la mort de Marianne ?].

samedi 4 juillet 2009

Chronique d'album : All Time Low - Nothing Personal


All Time Low se qualifient eux-même comme « un groupe à coupes de cheveux, mais un bon! » Pour nous ce sera un groupe punk-pop. Un genre qui tombe un peu en désuétude ces derniers temps, à vrai dire depuis le split du blink; après son apogée dans les années 90 avec The Offspring, Good Charlotte, Sum 41, New Found Glory, Fenix TX, Zebrahead, Simple Plan et même Minimum Serious en France, où les groupes du genre fleurissaient à la pelle tous comme les groupes myspacecore à mèche aujourdhui faisant le bonheur des BO des teens-movies. Qu'est-ce que j'en ai bouffé, jusqu'à l'indigestion. Pourtant, m'écouter un groupe du genre de temps en temps me fait encore plaisir, d'autant plus quand le groupe s'assume comme comme tel, sans essayer de masquer son punk-pop derrière des cris (« on est emo ») ou des mélodies plus austères (« on a grandit, on fait du rock alternatif maintenant »).
L'intro de Weightless n'est pas étonnante avec sa boite à rythme, l'évolution musicale de blink-182 a été percue par nombre de groupes du genre comme la nouvelle référence du genre : enrichir son punk-pop. Le refrain de cette première chanson est vraiment accrocheur. Break Your Little Heart est tout aussi réussie, riffs fait pour sauter partout, mélodie sucrée comme il faut.
A mes yeux l'album fait un sans-faute jusqu'à la piste 5 : Damned If I Do (Damned If I Don't) commence un peu plus lentement mais le refrain revient au punk catchy, Lost In Stereo est sans aucun doute le plus gros tube en puissance de l'album avec un synthé en fond et un refrain simple mais ultra accrocheur, du genre qui se scotche dans votre cerveau pour y rester; et enfin Stella qui se veut un peu plus mélancolique et dont j'adore la ligne de chant des couplets, encore plus que le refrain qui est comme on s'en doute, tout aussi réussi que les autres.
Malheureusement la seconde moitié de l'album est moins réussie. Sick Little Games ralentit dangereusement le rythme malgré un refrain sympa. Hello Brooklyn possède encore le refrain qui tue, mais Walls et sa boite à rythme trop présente est déjà moins accrocheuse, Too Much veut se la jouer lover mais avec ses insrus bien trop électrisés elle nous laisse froid comme une chanson de RNB (bien que je doute pas que certains la trouveront sympa quand même).
Le groupe essaye de revenir au « gros son » pour finir l'album avec Keep The Change, You Filthy Animal et A Party Song (The Walk Of Shame) mais les morceaux accrochent moins que les premiers.
Une ballade termine l'album : Therapy. Les couplets sont bofs mais le refrain et son chant émouvant arrive quand même à nous arracher un peu d'émotion.
Le groupe nous livre un album bon sans être excellent. On attend d'un groupe punk-pop qu'il nous livre les mélodies les plus sucrées et accrocheuses possibles, et en ce sens All Time Low se débrouille plutôt pas mal malgré quelques chansons qui n'atteignent pas le côté tubesque attendu.

mardi 30 juin 2009

Chronique d'album : Never Shout Never - The Summer EP


Cristofer Drew est le genre de type à qui on a envie de rire au nez au premier abord, le genre anorexique looké fashion kikoo emokid. Le genre qu'on imagine déjà s'égosiller avec son groupe "Bleeding My Heart Under A Dark Sky And Trough The Horizons". Et pourtant. C'est là où on ne l'attend pas que le jeune homme de 18 ans oeuvre, dans le projet solo folk rock, sur les traces de Dashboard Confessional et autres The Summer Rocket. The Summer est déjà son second EP.

Le titre qui ouvre le disque est incontestablement un tube : Happy. Le genre de titre simple, naïf, joyeux, sincère, tout comme la pochette de l'album : We should be happy, that's what I said from the start, I am so happy, knowing you are the one, that I want for the rest of my days. D'autant que la voix légère du bonhomme est loin d'être désagréable.
Hummingbird joue ensuite la carte de la mélancolie. Le truc triste acoustique vachement orchestré.
Le titre suivant est mon deuxième préféré : I Just Laugh. Un mélange de tristesse doté d'un refrain imparable paré de choeurs en Whoa oh oh oh oh : darling you're with him, damn it's such a shame ! It's driving me insane ! Mon moment préféré est sans nul doute lorsqu'il dit : my heart has never beat the same, and all I want to do is just go scream it in your face ! (et là il se met vraiment à crier !).
On repart sur un truc orchestré avec Simple Enough dont le début semble tout droit sorti d'un film de Disney avant qu'un chant enfantin vienne se poser, lyrics de lover au menu, mélodie mignone, super agréable.
La chanson suivante, On The Brightside, m'a rappelé à la première écoute le dernier album de Thrice : très folk, limite country ; juste une guitare acoustique et un chant magnifique, courte (les chansons de l'EP font toutes dans les deux minutes) mais géniale.
La recette de l'alternance folk / orchestration se poursuit avec le final : Losing It. Le meilleur est le chant du refrain.

Une bonne surprise, une jolie voix, du talent... à vous de faire le reste. Le petit gars prépare son premier LP avec Bucth Walker, ça promet.

Chronique d'album : Alexisonfire -


A la toute première écoute de cet album j'avoue avoir été supris, et déçu. Parce que le son a changé, la voix surtout. Et puis, au fil des écoutes, celà ne m'a plus du tout gêné et maintenant je dois dire que ce nouveau Alexisonfire a la place qu'il mérite aux côtés de ses prédécesseurs.
Dès la première piste, Old Crows, on remarque le changement de son, quelque chose de bien plus punk qu'avant qui ne serait pas sans rappeler un peu Thrice . Puis les cris arrivent et on s'aperçoit que le chanteur a tout simplement changé sa façon de crier; ce qui déroute à la première écoute. Sinon on retrouve toujours la même énergie et les passages chantés du deuxième chanteur Dallas Green.
Le premier single, Young Cardinals, a des couplets urgents screamés et un refrain magnifique porté par le chant toujours magnifique de Green. Mais mon gros coup de coeur c'est le morceau qui vient juste après : Sons Of Privilege, il suit un peu le même schéma que Young Cadinals mais le refrain a vraiment quelque chose de mélancolique et très joli qui enchante; le final est lui aussi magnifique "in Americaaaaa". Born And Raised fait la même chose en moins convaincant.
No Rest est un des meilleur morceau : outre les couplets screamés excellents, le refrain n'est pas cette fois-ci chanté par Dallas mais crié par lui -même : "No Reeeest" en double-voix.
The Northern est la première accalmie du disque, un autre morceau fort : un début très calme chanté par Dallas Green rejoint ensuite par le screamer à mi-morceau tout en poursuivant son chant clair, une chanson assez atmosphérique au final, voire céleste avec son final "Halleluja, we praise the Lord".
On repart dans du très bon avec Midnight Regulations qui débute elle aussi par le chant clair et accrocheur de Dallas qui inverse les rôles et dirige la chanson tandis que le screamer ne fait que l'appuyer, un beau morceau.
Emerald Street a d'excellents couplets criés qui volent la vedette au refrain chanté, Heading For The Sun reste classique, Accept Crime est pleine d'énergie avec des doubles voix appuyées.
Le disque se clôt en douceur avec Burial, morceau post rock atmosphérique tout en chant clair qui n'est pas si éloigné de City And Colour.
Passé la surprise ce disque se révèle excellent. Plein d'énergie, le groupe a choisi d'évoluer sans se calmer ou se gaver de parties chant clair mais a opté pour une approche plus novatrice en changeant tout simplement sa façon de chanter. Et finalement qui pourait dire que ça ne sonne pas à 100% comme du Alexisonfire ?

samedi 20 juin 2009

Série TV : Flash Gordon


Récemment je me cherchais une série de science-fiction à matter, et j'ai pensé à Flash Gordon. Pourquoi ? Parce que lorsque j'étais enfant je regardais la série animée (de 1996) bien-sûr ! Et aussi parce que je me souviens du film kitch bercé par la musique de Queen (Flash, ah ah ! Savior of the universe !)

Flash Gordon est donc une série américano-canadienne diffusée entre 2007 et 2008 sur la chaine Sci-Fi. Le personnage principal est interprété par Eric Johnson, qui même si son nom ne vous dit rien, vous est familier puisque vous le connaissez pour son rôle du petit ami de Lana Lang dans la saison 1 de Smallville. Petit rappel de l'histoire : aidé de ses fidèles alliés Hans Zarkov et Dale Arden, Flash Gordon doit sauver la Terre de l'invasion des troupes de l'Empereur Ming en provenance de la planète Mongo, tout en partant à la recherche de son père disparu des années plus tôt.
Au menu, un mélange de Stargate Sg-1 : la porte des étoiles remplacée ici par des failles dimensionelles, et du Hercule de notre enfance (avec Kevin Sorbo) avec ses peuples pseudo-moyennageux typiquement TV, tous rasés de près et pas du tout crédibles. Un problème récurrent avec la fiction de genre qui n'a pas les moyens nécessaires pour s'épanouir à la télévision. Mais s'en priver serait dommage alors faisons avec.

Au début, la série est désastreuse, mais vraiment. On s'ennuie ferme, il ne se passe strictement rien, on se dit que les acteurs jouent encore plus mal que dans un soap opera, les effets spéciaux sont risibles et les monstres dignes des méchants de Power Rangers. Voilà, de quoi vous dégoûter n'est-ce pas ? Le point culminant de ce mauvais goût étant l'épisode qui se passe chez les hommes oiseaux : je vous laisse imaginer des humains criant comme des oiseaux et dansant de la façon la plus ridicule qui soit. Sûrement par masochisme, et aussi parce qu'il n'y a de toute façon qu'une seule saison, j'ai décidé de poursuivre l'aventure. Et là, un miracle s'est produit.
Je ne sais quelle révélation s'est présentée aux auteurs de la série mais ils ont d'un coup corrigé tous les défauts et la seconde moitié de saison est tout à fait potable pour ne pas dire vraiment très sympa! Alors qu'au début les épisodes se déroulaient tous sur Terre, Flash et ses compagnons vont ensuite se rendre sur Mongo à chaque épisode pour vivre enfin de vrais aventures. Les effets spéciaux sont enfins crédibles (les tirs de pistolet laser surtout, rapides et réalistes alors qu'avant on n'y croyait pas une seconde). Et surtout finit les monstres en costumes ridicules. Pourquoi est-ce qu'ils n'ont pas commencé comme ça desuite ? La série a du perdre tous ses spectateurs en route ce qui explique qu'il n'y ai qu'une seule saison.
Néanmoins le final n'est pas baclé puisque le suspens monte en intensité dans les épisodes finaux et que la fin donne (presque) envie que l'aventure se poursuive.

Alors faut-il regarder cette série ? Pour être honnête, si vous ne le faites pas vous ne raterez rien. C'est franchement moyen. Un exemple d'abbération : le meilleur ami de Flash sur la terre est complètement absent des derniers épisodes, la série se termine sans qu'on entende plus parler de lui ni qu'on sache ce qu'il est devenu. Bon ce n'était qu'un personnage secondaire mais quand même... Mais toutefois si vous aimez Stargate Sg-1, Sliders, Hercule ou Xena et les séries de ce genre alors Flash Gordon pourrait être un bon passe temps amusant, si vous survivez aux premiers épisodes catastrophiques. J'ai pour ma part pris beaucoup de plaisir à voir la seconde partie de la saison. Je n'ai pas parlé de son humour mais c'est une chose que j'ai beaucoup apprécié, spécialement Zarkov qui est vraiment délirant.

Critique de film : Terminator Renaissance


Un film plus qui était plus qu'attendu, et sur lequel les avis divergent. Avant même sa sortie, les gens riaient déjà du réalisateur : le fameux McG, réalisateur des deux Charlie Et Ses Drôles De Dames et créateur de séries pour ados telles que Newport Beach (The OC). Il est vrai qu'à première vue, le gars n'avait pas le potentiel pour succéder à un vétéran de la science-fiction tel que James Cameron. Néanmoins, je n'aime pas qu'on se moque de quelqu'un avant même d'avoir vu le moindre extrait du film, et j'avoue que cette haine envers le réalisateur m'a profondément répugné et donné envie de lui laisse sa chance. En tout cas, depuis deux semaines, le film cartonne en tête du box-office français.

Venons en à l'histoire (spoiler indise): le film débute à notre époque avec un condamné à mort, Marcus Wright (Sam Worthington), qui donne son corps à la science (représentée par Helena Bonham Carter, employée de Cyberdyne et cancéreuse condamnée, qui fait une apparition courte mais remarquée). On se retrouve ensuite dans le futur avec John Connor et des résistants qui lancent un assaut contre un bâtiment de Skynet dans lequel ils découvrent avec stupeur les expériences menées par les machines sur des prisonniers humains, dont Marcus. Marcus sort ensuite de son sommeil prolongé et découvre un monde apocalyptique avant de faire la connaissance du jeune Kyle Reese qui va lui expliquer la situation. En bref, la résistance pense ensuite avoir trouvé le moyen de controller les machines grâce à une certaine fréquence, tandis que parallèlement Connor va devoir retrouver et sauver Kyle, cible n°1 sur une liste de Skynet. Marcus quand à lui va découvrir sa condition de cyborg et devra se faire accepter de la résistance.

Le scénario de ce 4ème volet est signé par les mêmes auteurs que T3, marrant quand on pense que toute l'équipe de réalisation veux à tout prix faire oublier ce 3ème volet. Pourtant T3 n'était pas un mauvais film, non, loin de là. Mais il se contentait de reproduire les deux films précédents et ne se démarquait que par sa fin pas happy end du tout qui reste le meilleur moment du film. Notons que le scénario a également été revu par Jonathan Nolan (The Dark Knight) même s'il n'est pas crédité au générique. Ici la franchise propose pour la première fois une véritable nouvelle expérience au spectateur en prenant place dans le futur entreperçu dans les films précédents, choix judicieux qui évite la redite et permet de donner un second souffle à la saga. Pour être plus précis l'action se situe dans le futur, mais avant le futur des anciens films, ainsi pas encore d'armes lasers ni de T-1000, la plupart des robots sont des T-600 (le modèle avant le Terminator interprété par Schwarzy, le T-800.) Le bestiaire des machines à été revu à la hausse avec le Harvester (un robot géant) et des moto-terminator entre autres.

Alors McG, apte à réaliser un Terminator ? Franchement, j'ai envie de dire un grand oui. Tout d'abord on apprécie le ton sépia de l'image qui confère une atmosphère particulière. Ensuite les scènes d'actions sont véritablement époustouflantes, une m'a particulièrement marqué : la séquence d'intro du film dans lequel John est dans un helicoptère qui se crashe, le tout en plan séquence, pour finir caméra à l'envers dans l'hélico retourné au sol : impressionant. D'autres moments comme l'arrivée du Harvester puis la poursuite des moto-terminator semble tout droit sortis respectivement de Transformers et d'un Final Fantasy Advent Children en images réelles.

Le casting est la force de ce Terminator, c'est évident. D'ailleurs, j'aurai même envie de dire que le casting est la force de tous les films de la saga (Scharwzenegger, Linda Hamilton, Edward Furlong, Robert Patrick parmi les plus talentueux.) Et remplacer Arnold était-ce faisable ? La preuve que oui, avec un Sam Worthington qui prend la relève comme il se doit et se révèle un excellent Terminator (car n'oublions pas que c'est ce qu'il est au final.) J'ai beaucoup lu de la performance exceptionnelle de Sam qui "éclipserait" Christian Bale. Autant pour un film comme The Dark Knight je suis d'accord qu'Heath Ledger en Joker vole la vedette, autant ici je ne partage pas cet avis. Pour moi la performance des deux acteurs est remarquable. Seulement le personnage de Marcus est nouveau, innatendu, à l'histoire tragique et émouvante, nul doute qu'il séduit et touche le spectateur même si on aurait aimé davantage de dualité dans son esprit. Mais Connor n'est pas en reste, même si son rôle est plus évident, il suffit de le voir donner des ordres avec une force et une conviction rarement aussi convaincante pour se dire que Christian interprète à merveille ce futur leader charismatique. Malheureusement on arrive un peu vite à ce stade et on ne saisit pas complètement comment John est perçu, certes le générique nous explique qu'il est vu comme un prophète par certains, faux-prophète par d'autres, mais on ne comprend pas vraiment quel est le niveau d'autorité qu'il exerce à ce stade (larbin ou commandant?), même si on se doute qu'il est amené à devenir à terme le grand leader.
La bonne surprise du film c'est Anton Yelchin (aperçu récemment dans Star Trek) en Kyle Reese. Tout d'abord parce qu'il ressemble physiquement au "vrai" Kyle mais aussi parce qu'il est tout à fait convaincant dans le rôle de ce jeune garçon courageux qui veut prouver sa valeur. Le contraste entre son rôle de timide dans Star Trek et d'intrépide ici est saisissant, un acteur à suivre.
On constate que le personnage de Kate Brewster qui est la femme de John, et qui est apparu dans le 3ème volet est ici conservé. C'est vrai sa simple absence aurait suffit à contredire le troisième film et je déteste les suites qui font ça, comme l'a fait le second Highlander avec le premier pour les gens qui me suivent. Dans le 3 on apprend que John sera tué par le T-800 à l'effigie de Schwarzy, on verra si celà arrive dans les prochaines volets et si le 3 sera à terme contredit ou pas. Mais là où le bas blesse, c'est que ce personnage qui aurait pu être un pillier de l'histoire ne sert en fait à rien. A strictement rien. Il n'est entreperçu que quelques instants. Espérons qu'il prenne davantage d'ampleur dans les prochains films. J'ai entendu parler de nombreuses coupures, entre autres pour éviter la censure (ce qui explique le manque de scène sanglantes ou gores), et sûrement que ce genre de personnage a du pâtir de ces césures forcées (40 minutes de film en moins d'après ce que j'ai lu.)
Au niveau des excellentes surprises : le retour de Linda Hamilton à travers des bandes sonores dans lequelles John cherche des réponses sur la façon de combattre les machines et l'apparition d'un Schwarzeneger en images de synthèse et rajeuni (il est vrai que les rides dans T3 ça le faisait moyen) dans le QG de Skynet pour le final du film.

Ce qui nous amène à parler du final, qui ne déroge pas à la règle et se passe dans une usine : une fabrique de T-800 cette fois. J'avoue avoir particulièrement bien apprécié ce final et le combat entre John aidé par Marcus et un T-800. Combat au cours duquel John se fera griffer la gueule par une machine et aura ainsi la cictrice aperçue dans le futur de T-2 et T-3. La boucle est bouclée.

Finissons par la musique signée Danny Elfman. Elle s'inscrit dans la lignée de ce qu'avait fait Brad Fiedel : thèmes à la fois épiques, métalliques et stressants. Le thème de Fiedel ne figure pas sur la BO, mais on peut l'entendre quelques secondes à deux reprises : pour ouvrir et fermer le film.

McG a vraiment pris soin de son bébé. Il n'a pas baclé le travail, Terminator 4 n'est pas une bouse sans âme. Ceux qui vous diront ça seront de purs aigris ou de simples menteurs. Le réalisateur a tout fait pour respecter le matériel d'origine et les nombreux fans de la saga à travers de nombreuses allusions et la reprise des répliques cultes. Terminator Renaissance porte bien son nom et ce nouvel aspect à la Mad Max lui va à ravir. Certes il n'est pas exempt de défauts (les personnages auraient pu être plus approfondis, et pourquoi les Terminators lancent les humains contre le décor au lieu de leur broyer le cou direct? Surtout quand cet humain s'appelle John Connor) mais quel plaisir de retrouver cette franchise sous un nouveau jour, et de voir enfin cette guerre contre les machines. Maintenant on attend impatiemment la suite et j'espère sincèrement que le réalisateur ne changera pas, je lui fais maintenant pleinement confiance et suis entièrement dévoué à sa cause.

Chronique d'album : Maylene And The Sons Of Disaster - III


Maylene And The Sons Of Disaster est connu pour être le groupe de l'ancien chanteur d'Underoath, Dallas Taylor. Du Southern Rock pour les gras du bide, qui boivent de la bière et votent à droite ! Non plus sérieusement Maylene est un groupe qui sent bon la country, les chemises à carreaux, les pick-up et les cow-boys ! Le genre de groupe qu'on écoute à fond en voiture pour se croire aux States. Et oui parfois ça a du bon d'être un beauf. Voici donc un troisième album sobrement intitulé III tout comme le nouveau Billy Talent.
Maylene c'est un espèce de chant screamé sur des riffs heavy metal endiablés. Après une intro mignone qui ne le laissait pas présager, on attaque avec le gros son qu'on connaissait déjà chez le groupe avec Waiting On My Deathbed puis Setting Scores By Running Bridges.
C'est avec Just A Shock qu'arrive la première nouveauté : un chant clair dans le refrain qui lui confère un potentiel tubesque innatendu.
On repars bien vite dans le lourd avec Last Train Coming dont le refrain fait toutefois plaisir avec ses choeurs en Oh Oh (fan d'Offspring oblige) puis Step Up (I'm Ont It) et son chant chelou, moitié chanté à voix basse grave, moitié hurlé aigu.
Un morceau bien plus mélodique fait son apparition avec Listen Close : véritable ovni sur l'album car entièrement chanté en voix claire, le changement est tellement brutal que d'un coup on se croirait sur l'album d'un autre groupe, en tout cas c'est une excellente surprise. On se met à penser que le groupe pourrait devenir facilement bien plus populaire s'il en glissait un peu plus (du chant clair) tellement c'est kiffant.
Chassez le natuel il revient au galop, on retourne dans le metal qui tache avec The Old Iron Hills, toutefois le refrain est bien catchy. No Good Son suit le même procédé avec un refrain qui se veut plus accrocheur, mais bien moins efficace que la précédente. Harvest Good Hanging fait exactement la même chose avec cette fois un refrain bien classe.
Oh Lonely Grave débute avec une ambiance plus Far West que jamais, lentement comme une ballade acoustique avant que le scream s'invite avant de se recalmer, violons à la clé, puis chant clair et re-scream; le genre de morceau qu'on s'attend à trouver à la fin quoi.
Mais le vrai final c'est The End Is Here... The End Is Beautiful, morceau entièrement acoustique, et c'est vrai qu'il est très beau ce morceau.
Un album qui tient la route et un groupe qui ne nous change pas vraiment, il fait ce qu'il sait faire de mieux, du southern rock ! Néanmoins on note une volonté légèrement, mais vraiment légèrement plus mélodique avec quelques refrains chantés, une chanson entièrement en chant clair et un magnifique morceau tout calme final. Ce côté mélodique gagnerait à être encore davantage mis en avant à l'avenir. En attendant sortez les bières et montez le son!

Chronique d'album : The Higher - It's Only Natural


J'avais vraiment adoré le premier album de ce groupe. The Higher c'est un mélange de rock alternatif ultra pop ultra catchy, une voix magnifique et un côté... R'N'B. Oui vous avez bien lu, et plus sur cet album que jamais. Mais comment ce fait-il que je puisse aimer un groupe qui sonne R'N'B alors que j'ai horreur, je déteste, je chie sur le R'N'B ? Hé bien c'est simple : le R'N'B tel qu'on le connait c'est des instrus de merde sur des chanteuses avec un fil d'air entre les oreilles et des paroles pourries de chez pourries. Remplacez celà par des instrus travaillés, un groupe intelligent et inspiré, et vous aurez The Higher.
Le premier morceau, Try Again, reste dans le punk pop / rock indie qui séduit par le charme de la voix et ses mélodies sucrées. Others Options commence à implanter le côté R'N'B avec des instrus electroniques et un chant typiquement lover R'N'B "baby baby", un piano en fond et un refrain accrocheur. Mais Undertaker enfonce le clou : avec ses choeurs sombres en Oh oh oh oh on dirait franchement Cry Me A River de Justin Timberlake et tant mieux car j'adore cette chanson. Un merveilleux tube légèrement sombre à s'écouter encore et encore.
It's Only Natural est le premier single, un morceau très plage qui me rapelle des groupes comme les Beach Boys ou plus récemment Rooney. Le refrain fait étrangement très "club" mais il est accrocheur pour sûr, façon Panic At The Disco.
On revient à un rock plus rentre dedans avec Story Of A Man Obsessed, un autre tube en puissance où je surkiffe tout particulièrement le pré-refrain : "Tell me tell me I can relax, I feel so isolated until you come back".
The (Runaway) Artist se veut la ballade de l'album, elle remplit donc son rôle de jolie chanson émouvante.
Play With Fire repart dans un délire electro / R'N'B, puis plus rock dans le refrain, vraiment une bonne chanson.
On repart dans l'indie rock avec Burn And Turn, juste avant de retomber dans un electro down-tempo avec The Black Dress qui me rappelle une fois de plus Rooney. Je trouve les deux morceaux suivants moins intéressants donc je ne m'attarde pas dessus, pour arriver sur le final : Closer : electro piano rock au refrain génial.
Le disque idéal pour passer l'été. C'est frais, c'est varié, on retrouve toujours un piano, des sonorités electro, un chant différent, un petit truc qui fait qu'on ne s'ennuie pas et qui démarque le groupe de la concurrence. Ce groupe risque fort de devenir la nouvelle coqueluche radiophonique après Panic At The Disco et autres Fall Out Boy, en tout cas c'est ce que je lui souhaite, le règne de The Higher est arrivé.

mercredi 3 juin 2009

Chronique d'album : Empyr - Skin (EP)


Après un premier album extrèmement bien accueilli et ne représentant pas moins, du moins à mes yeux, que la relève du rock puissant, mélodique et populaire en France après le split de Pleymo, Empyr nous fait maintenant patienter avec un Extended Play par voie digitale.

La première chanson, Your Skin My Skin, qui est le nouveau single, est un tube mélodique (plus mélodique que toutes les chansons de l'album) au refrain imparable "Cause we are sooooo good together, we take care of eachother", oui un peu facile mais les lovers apprécieront.
Way Out était la bonus track de l'album pour la sortie japonaise : gros riffs, couplet mélancolique puis refrain puissant avec ses choeurs en double voix du meilleur effet.
On retrouve ensuite deux morceaux inédits en live. Le premier Say It débute avec une intro triste et calme puis un mur massif de riffs énormes, des couplets lents et un refrain chanté et crié (les premiers cris de l'EP); quand au final, il est énorme, monstrueux, jouissif oui le meilleur passage jamais entendu chez Empyr quand sous les riffs du début Benoit se met à gueuler pendant quelques secondes, juste le temps de finir le morceau en beauté. To The Blood est le second morceau live, un morceau plus metal avec des riffs très lourds dès le début et un chant loin de ce à quoi le groupe nous a habitué d'habitude qui rappele plus le rock US que le chant posé de Kyo (car même si Empyr n'est pas Kyo il faut reconnaitre que souvent Poher adopte la même façon de chanter, ce qui ne me déplaît aucunement), un bon morceau puissant qui mélange chant et cris donc.

On finit tranquillement avec une très belle version acoustique de Birth.
Empyr confirme l'essai, prouve qu'il en a sous le capot, digère de plus en plus ses influences et a là toutes les chances de s'exporter à l'étranger. On attend le second album maintenant.

Chronique d'album : Marilyn Manson - The High End Of A Low


Après avoir terrorisé le monde entier et après un renouveau avec Eat Me Drink Me, entièrement constitué de chansons d'amour, et que j'ai pour ma part très bien accueilli, on apprenait le retour du grand compositeur du groupe : le bassiste Twiggy Ramirez, absent depuis l'excellent Holly Wood (le dernier grand album sale et provocateur de Manson à mes yeux).
Un premier morceau mélancolique dans la lignée d'un If I Was Your Vampire et son refrain émouvant « and i'll love you if you let me », puis ça s'énèrve sur la fin, belle entrée en matière.
Ca continue plutôt bien avec Pretty as a ($), une basse très présente, un refrain hurlé qui fait vraiment pensé à du bon vieux Manson des débuts.
Le côté poppy de Leave A Scar renvoi ensuite à EMDM, le refrain est sympa « what doesn't kill you leave a scar ».
Four Rusted Horses est une chanson down-tempo avec un petit côté far-west, plus originale pour du Manson donc à rapprocher encore de l'album précédent, tout comme le morceau Leave A Scar où encore une fois le referain est excellent « everyone will come to my funeral to make sure that I stay dead ».
Puis vient le single Arma-Godamn-Motherfuckin-Geddon, qui lui est plutot bon avec son refrain énervé, et rappelle Holy Wood. Mais Bland And White, plus comme un ancien morceau, est très faible au final.
Running To The Edge Of The World est une excellente ballade acoustique comme on en avait plus eu depuis Holy Wood.
I want To Kill You Like They Do In The Movies, une chanson calme doublée d'un chuchotement permanent en double voix, mouais. Ensuite Wow : morceau electro rock chelou et chiant. White spider encore une chanson mid tempo un peu chiante. Etrangement à ce stade c'est une ballade qui me réveille : Unkillable Monster, peut-être parce que Manson s'énerve dans le refrain.
Enfin arrive un gros titre rock et engagé avec We're from America mai ça retombe vite avec un morceau chiant... I Just Have To Look Up To See Hell.
Et pour la deuxième fois une ballade vient relancer l'intérêt : Into The Fire, très belle, au piano, avec la présence d'un long solo final. Le dernier morceau ne m'a pas accroché plus que ça.
Au final, Manson nous livre un mix de tout ce qu'il sait faire, il est certain que dans l'ensemble cet album plaira davantage qu' Eat Me Drink Me, on retrouve une violence des anciens albums qu'on croyait perdue à jamais(Pretty As A $), un retour à des thèmes politiques, oui la présence de Twiggy se sent et fait plaisir, et pourtant... hormis les excellentes ballades (qui sauvent parfois le disque entre deux morceaux chiants, un comble) , quelques tubes à la Holy Wood (les deux singles), la plupart des chansons sont du sous-Eat Me Drink Me en plus mou. J'avais adoré l'album précédent contrairement à beaucoup, mais cette fois j'ai du mal à adhérer. Après être devenu hype et people, après avoir évité l'auto-parodie en se ré-inventant avec l'album précédent, Manson tombe ici dans le piège qu'il avait su évité et ne fera plus frissonner que les ados pré pubères. Rien de vraiment excitant à l'horizon.