mercredi 30 juillet 2008
lundi 21 juillet 2008
Chronique d'album : The Classic Crime - The Silver Cord
On avait quitté le groupe de Tooth & Nails en 2006 avec leur debut-album Albatross et le megatube The Coldest Heart. Voici donc venir leur second LP.
L'album s'ouvre une chanson d'intro mélancolique à souhait, dans un esprit très Brand New, qui surprend lorsque la voix s'écorche et se met à crier tout en chantant. Celà arrivait sur l'album précédent, mais tellement rarement. Au fil des chansons on se rend vite compte que c'est là la caractéristique principale du nouvel album, l'interprétation du chanteur a pris une toute autre dimension et il se met à hurler régulièrement : le refrain de Just A Man, le final de la catchy Gravedigging : We're digging our own grave ! etc. En ce début d'album les tubes s'enchainent : The Way That You Are, le single/ tube Abracadavers qui n'est pas sans rapeller Anberlin lorsque de l'electro pointe le bout de son nez... encore des tubes avec Sing, Closer Than We Think.
Un peu de piano sur le début de Gods And Drugs, une belle ballade qui se transforme vite en chanson rock. A vrai dire pas de ballade à proprement parler ici puisque toutes les chansons qui commencent lentement s'accelèrent en cours de route, comme R&R, Everything ou le morceau final : The Beginning.
Les chansons s'enchainent et rien n'est à jeter. Un retour en force, le groupe confirme son talent et nous livre un album encore meilleur que le précédent et je me risquerai presque à dire qu'il s'agit là de l'album du moment.
dimanche 20 juillet 2008
Chronique : McFly - Radio:ACTIVE
S'ils étaient encore relativement inconnu il y a peu, et comme je l'avais prédit, McFly sont désormais des superstars dans leur pays (numéro 1 ou 2 des ventes pour leur dernier single) et en France ça commence bien à venir également. Ce qui fait le charme de ce petit groupe c'est leur côté anglais sûrement, contrairement aux autres "simples" groupes de pop punk ici le chant est assez développé avec de belles envolées lyriques accompagnées par tout un orchestre : le côté "disney" dont je parlais déjà au sujet du précédent disque. La barre avait été placée très haute avec Motion In The Ocean (je rapelle que c'était le seul album d'eux que j'aimais) et il est toujours difficile de faire suite à un album excellent.
La première chanson, Do Ya, donne le ton, direct chant joyeux tout droit sorti des Beatles ou des Beach Boys, qui se transforme en Freddy Mercury lorsque le deuxième chanteur apparait (oui y'a deux chanteurs), mélodies accrocheuses, décidément McFly ont un style bien à eux. Une chanson légère sympa. On remarque que le son du groupe s'est un peu durçit, le groupe pop à la base tend de plus en plus vers le punk-pop voire rock, comme sur le début de Everybody's Knows et surtout sur l'excellent single One For The Radio, le début inquiétant de Corrupted : parmi les meilleurs morceaux. Car à côté pas mal de chansons me refont penser à l'ancien McFly, qui fait de la pop trop gentillette et où il manque quelque chose qui me prenne au tripe ou qui m'accroche.
La première ballade de l'album m'a fait peur : Falling In Love, bien trop gentillette elle peine vraiment à convaincre quand on a en tête les ballades poignantes de l'album précédent. Puis arrive POV, et là... magnifique ! Ils ont réussi le tour de force de faire une chanson encore plus émouvante que toutes celles qu'ils ont pu faire avant, calme dans les couplets, un rock puissant et mélancolique dans le refrain, on est entièrement conquis. Le premier single qu'était The Heart Never Lies, au piano, est aussi une ballade plutôt réussie. Quand à la chanson qui clos l'album, The Last Song, elle débute de manière assez douce au piano puis on regrette presque lorsqu'elle part en pop rock qui "gache" presque la beauté de l'intro, heureusement le refrain très accrocheur vient rattraper le tout.
Au final, dur de se faire une idée précise. L'album n'est pas aussi réussi que Motion In The Ocean mais il comporte pourtant de nombreuses excellentes chansons plus rock au milieu d'autres plus insipides. On va dire que c'est un bon nouvel album, puis rien que pour la magnifique POV... puis entre deux albums screamo ça détend.
samedi 19 juillet 2008
Chronique d'album : Dance Gavin Dance : S/T
Derrière cette pochette qui ne paye pas de mine se cache le meilleur album de chant / scream qu'il m'ai été donné d'entendre depuis plusieurs semaines.
Dance Gavin Dance est un groupé signé sur Rise Records (Before Their Eyes, Emarosa), et cet album éponyme est leur troisième. Gros changement de line-up pour le coup, leur excellent chanteur s'est barré chez leurs confrères d'Emarosa, le screamer a également quitté le groupe. On pouvait craindre le pire, et bien non.
Aux premières écoutes on ne fait pas la différence pour ce qui est du scream, c'est dire si les nouveaux s'appliquent, toujours dans cette tonalité très écorchée, au final on constatera qu'il est bien plus puissant maintenant. Pour ce qui du chanteur clair, le gars assure ce qu'il faut et ne nous fait nullement regretter son prédecesseur.
Les compositions vont toujours autant à 200 à l'heure, on est loin des ryhtmes punk-pop de certains groupes et malgré son chant très mainstream DGD donne vraiment l'impression d'avoir affaire à un pur groupe screamo. Plus Alexisonfire que From First To Last quoi.
Après dans l'ensemble les chansons se ressemblent un peu mais sont toutes aussi efficaces, ma préférée restera la chanson d'ouverture, Alex English, qui commence lentement sur de jolies notes avant que le screamer prenne le relais; néanmoins ça devient magnifique lorsque le chanteur s'y met et particulièrement vers la fin du morceau où il part dans les aigus. Autre bon titre : The Robot With Human Hair Pt. 3 et mon petit coup de coeur, le morceau final : People You Know, entièrement screamé et le mec a la rage : We are so full of fucking shit !
Heureusement des invités de marque viennent poser leur chant et diversifier un peu l'album. Tout d'abord Nic Newsham du groupe Gatsbys American Dream qui apporte une véritable fraicheur, mais également Chino Moreno (Deftones) en personne qui vient nous faire un peu planer.
Une belle réussite que cet album, pourtant c'était loin d'être gagné, on s'inquiète toujours lorsqu'un groupe perd ses membres fondateurs mais les nouveaux ont su continuer ce qui faisait le charme de Dance Gavin Dance comme s'ils en avait toujours été les instigateurs. Chapeau bas. Si vous êtes amateur du genre "screamo mainstream mais pas trop", jetez-vous dessus.
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