dimanche 21 décembre 2008

Chronique d'album : Enhancer - Désobéir


Après un album catastrophique, Electrochoc, qui présentait un Enhancer fétard mais idiot (Dirty Dancing atteint des sommets), un son produit aux USA mais crade , où seuls les feats de Kool Shen et Marz sauvaient l'album du zéro pointé, après avoir perdu une partie de son line-up, et à une époque où le mot neo-metal fait honte, on ne donnait vraiment pas cher de la peau du groupe. Et pourtant.
Le crew semble s'être donné un gros coup de pied au cul. Après nous avoir parlé de biatches sur Electrochoc, le groupe revient enfin à des thèmes plus intéressants et engagés, des lyrics moins superficiels comme on pouvait les apprécier à l'époque de Street Trash, et cerise sur le gateau : rejoints par Davy de Pleymo à la gratte sur la moitié des titres de l'album.

Un vent de révolte souffle sur la France dès le premier morceau : Debout, avec un refrain chanté par le rasta Mr. Toma "Notre génération doit se battre, sans avoir peur de tomber", un chant mélodique plus que bienvenu, qui rapelle le meilleur des passages chantés de l'album Street Trash (on constate d'ailleurs que Bill se met également à chanter de plus en plus). Arrive le premier vrai morceau rock et le premeir single : Rock Game en feat La Fouine, véritable coup de gueule contre les groupes de rock de merde, un grand morceau, où Davy nous gratifie d'un magnifique solo final.
On retrouve un Enhancer plus déprimé sur des morceaux comme Petites Mains, la géniallissime Qu'est-Ce Qu'On Va Laisser accompagnée d'une chorale d'enfant qui rapelle le dernier Avenged Sevenfold et qui parle de la façon dont les hommes pourrissent leur planète, Rêver Sa Vie, encore un bon morceau des plus mélancoliques avec un refrain chanté par Soprano : "Besoin de rêver pour exister, besoin de vivre ses rêves pour exister" et la très belle Nos Regrets, qui débute sur un piano puis de lents accords d'où seul le refrain fera sortir le gros son accompagné par le chant de Bill.
On remarque que souvent les guitares sont plus en fond, pour accompagner le chant, plutôt que pour vraiment mettre des riffs en avant ou diriger le son du groupe, qui se veut peut-être plus hip-hop qu'avant. Les quelques autres morceaux un peu plus rock néanmoins : Désobéissant (le refrain surtout), 4444, le morceau qui bouge le plus, A vendre qui se moque des gens qui aiment s'afficher et 52 ème.
Le seul morceau qui pourrait faire penser à Electrochoc reste SUPERficiel, très electro, rappé façon Yelle, on aime ou on déteste mais ça reste ici assez sympa (surtout les paroles) et passe beaucoup mieux que sur leur album précédent malgré les chants de bimbos.
Un morceau acoustique surprend : Banlieue Pavillonaire, un peu de bonne humeur comme le groupe saurait en faire autour d'un feu.
L'album se clos sur un piano et un très beau texte passioné de Gérard Berliner.

Un album inespéré, un groupe qui revient avec des choses à dire, alors certes la fusion, neo-metal - appelez ça comme vous voulez - n'est plus le son à la mode, certes ceux qui n'ont jamais aimé Enhancer n'aimeront pas maintenant, certes cet album est loin d'être parfait, néanmoins, pour tous ceux qui ont une fois apprécié ce groupe et notamment avec l'album Street Trash, replongez dans votre adolescence et pretez une oreille à ce Désobéir.

Chronique d'album : Imperial Piloophaz Project


Quand ce qui est pour moi le meilleur MC français sort un nouveau disque, je me précipite dessus. Ce Imperial Piloophaz Project est plus exactement un album de remixes par le DJ marocain Imperial Skillz Empera (Wu Corp Army & Morbid Society) de quelques raretés de Piloophaz (tout seul au chant donc) qu'il avait publiés pour la plupart sur sa compil de b-sides : Moissons Tardives.

L'intérêt de ces remixes ? Une putain de prod ! Vraiment ambitieuse. Peu de scratchs, aucun sample de film, mais quelque chose de plus épique façon BO de films d'horreur, ça change du style (tout aussi excellent) de Dj O'legg. Par contre si on devait trouver un défaut à cet album c'est le manque de diversité, au final toutes les chansons proposent la même ambiance, mais bon, vu qu'on aime, ça dérange pas plus que ça mais ça fait la différence avec un véritable album solo de Piloophaz.
Au niveau des lyrics, les thèmes changent peu : les valeurs du hip-hop dans "C'est tout ce qu'on sait faire", "Back pour mes backs", "Contrat de Kalif" et un morceau freestyle consacré aux featurings avec Loco de Casa Del Phonky et Calavera; et le spleen dans "Emanation mortuaire", "Nuits sans ivresse"... On retrouve également une chanson traitant un thème cher au MC : l'homophobie, dans "Fleurs fanées".

Un disque de remix peu varié mais avec une production de très grande classe. En tout cas c'est toujours aussi bon ! Le disque est disponible en libre téléchargement ici.

Chronique d'album : Dustin Kensrue - This Good Night Is Still Everywhere


Voici l'album de Noël de Dustin Kensrue, le leader de Thrice, mixé par son guitariste Teppei Teranishi et destiné à une sortie digitale (uniquement sur le net). Il s'agit de son deuxième album en solo après le très moyen Please Come Home, et par "album de Noël" entendez par là que les dix chansons composant la tracklist (huit reprises, et deux originales... me demandez pas lesquelles) sont toutes des chants de Noël.

La première partie de l'album est plus exactement consacrée à des "chansons de rupture se situant pendant Noël" : la très jolie Christmas (Baby Please Come Home), que je connais grâce à la reprise qu'en avait déjà fait Anberlin et qui est sûrement la plus catchy de l'album, mais aussi les plus dépressives, entre folk et country : Christmas Blues et Blue Christmas ou la très prenante Fairytale Of New York.
La deuxième partie de l'album est consacrée à des chants plus traditionels pour pas dire religieux : O Come, O Come Emmanuel, très mélancolique, God Rest You Merry, Gentlemen, et peut-être la plus jolie : O Holy Night, avec un chant magnifique.
Le morceau final : This Is War est un plus agressif dans ses accords, ce qui reflète bien son nom donc.

Un disque finalement assez agréable et bien plus accrocheur que son effort solo précédent. C'est bientot Noël alors c'est maintenant ou jamais qu'il faut l'écouter.

samedi 6 décembre 2008

Chronique d'album : Butch Walker - Sycamore Meadows


La question que tout le monde se pose ici, mais c'est qui ce Butch Walker ? Ce nom qui ne vous dit rien de ce côté de l'Atlantique m'a été révelé récemment, puisque le gars sera le producteur du deuxième LP de Saosin. D'ailleurs le type en question n'en ai pas à son premier essai en matière de production, il est en quelque sorte un maître de la pop puisqu'on lui doit des albums de Avril Lavigne, Pink, Lindsay Lohan, Katy Perry mais aussi des trucs plus rock comme Simple Plan, The Academy Is, Bowling For Soup ou encore American Hi-Fi.
Après avoir officié dans divers groupes punk, il s'agit ici de son quatrième album solo, qui fait suite à un disque glam à la David Bowie, changement complet de style ici donc puisqu'on a affaire à un disque très pop et acoustique. Un album composé dans des circonstances plutôt douloureuses puisqu'il doit son titre à l'incendie qui a ravagé la rue Sycamore Meadows à Malibu, emportant sa maison, son studio, ses affaires personelles et surtout tous les masters originaux qu'il avait enregistré depuis toujours.

Première piste : The Weight Of Her, entre pop et folk, une chanson joyeuse et catchy, on accroche assez rapidement, la voix de Butch s'adopte facilement. Un peu plus mélancolique ensuite avec Going Back/Going Home et surtout beaucoup plus folk/country. On a droit à un duo avec Pink sur la très jolie Here Comes The... Dans la lignée des chansons pop accrocheuses, notons également Ponce de Leon Ave. qui rapelle la pop de Rooney, et Vessels, vraiment réussie.
Mais le mieux sur cet album ce sont peut-être les nombreuses ballades, avec en tête Ships In The Bottle, chanson de lover en veux-tu en voilà, également les encore plus tristes Passed Your Place, Saw Your Car, Thought of You et Summer Scaves avec sa mélodie vraiment envoutante; la petite merveille qu'est Closer to the Truth and Farther from the Sky, vraiment bien orchestrée, qui parle de religion et pour finir les ballades au piano finales : ATL. (magnifique!) ainsi que le morceau caché.

Un album entièrement produit et composé par Butch, et ça se voit, arrangements et accords soignés, choeurs bien posés et orchestrations discrètes mais prenantes. C'est encore sur les morceaux les plus posés qu'on apprecie le plus les capacités vocales de Butch. De la pop soignée et faite avec le coeur en somme, ça se ressent d'autant plus dans les textes très personnels qui transpirent la sincérité. A découvrir.

dimanche 26 octobre 2008

Chronique d'album : Chiodos - Bone Palace Ballet Grand Coda


Le deuxième album de Chiodos nous revient avec une désormais traditionelle ré-édition qui fera rager les acheteurs de la version précédente. Surtout qu'ici le groupe ne se fout pas de nous avec pas moins de six pistes bonus, non pas cantonnées à la fin de l'album mais intercalées dans la tracklist déjà existante pour la changer complètement.
Mais d'abord un mot sur l'album tel qu'il était à sa sortie originale : Chiodos est un groupe de rock alternatif aux accents screamo et qui doit beaucoup au talent de son chanteur, Craig Owens et sa voix de castra, qu'on a également pu entendre dans le all-star band The Sound Of Animals Fighting ou encore dans son side-project punk-rock Cinematic Sunrise.

Contrairement au debut-album, Bone Palace ballet est un album qui mise moins sur les gros riffs et les hurlements et plus sur les passages mélodiques et les orchestrations : piano et cordes en tous genre agrémentent l'album, lui donnant une touche dramatiquement grandiloquante. Un album qui demande un certain temps avant de rentrer complètement dedans mais qui une fois acquis à votre cause se révèle toujours plus riche. Survolons l'album et ses tubes vite fait : Is it Progression if a Cannibal Uses a Fork? débute sur un souffle, puis Craig qui chante mi-lover mi-rageux, des chuchotements, des guitares et un piano qui accompagne le tout, puis des cris et des choeurs digne d'une chorale apocalyptique, et surtout un chant magnifique dans les refrains, à vous foutre des frissons. Et encore ce n'est rien à côté du mélancolique single Lexington. (Joey Pea-Pot with a Monkey Face) où là le chant est carrément bluffant.
Deux chansons plus calme au milieu de l'album apportent leur lot d'émotion : A Letter From Janelle et I Didn't Say I Was Powerful, I Said I Was A Wizard avec leur chant qui saura vous renverser le coeur. Plus loin dans l'album, Intensity In Ten Cities est dans le même genre.
Bulls, Make Money, Bears Make Money, Pigs Get Slaughtered nous transporte complètement avec son refrain chanté à plein poumons et ses cris déchirants, quand à Life Is A Perception Of Your Own Reality, elle nous surprend avec son intro tout en cordes, digne d'un orchestre de chambre, puis se poursuit comme les autres par un envoutant mélange de chant, de guitares et de piano.
Le morceau de choix de cet album restera pour moi : The Undertaker's Thirst for Revenge is Unquenchable (The Final Battle), anciennement le morceau final et également la chanson qui possède le plus de chant screamé. Après un début crié et parfaitement orchestré, une accalmie magnifique qui repart en cris poignants jusqu'à son final intense chanté : And all the world's a stage, I existed because I dreamed and well, I dream no more, I've given up on the entire human race. Du grand art. On regrette juste la fin chuchottée qui a disparu, vraiment dommage.
Passons maintenant aux chansons bonus de cette version. Surprise, l'album débûte désormais sur un autre morceau puisqu'il s'agit de Two Birds Stoned At Once : intro rythmée en cordes qui part assez vite en screams, autant dire un premier contact avec l'album beaucoup plus rentre dedans que sur la version précédente. Et le groupe applique la même recette aux autres morceaux : ...And The Liver Screamed Help! et son refrain à la fois screamé et chanté de façon sur-aigue magnifique, We Swam From Albatross, The Day We Lost Kailey Cost et son refrain vraiment poignant toujours dans une tonalité aigue à l'extrème et Smitten For The Mitten avec beaucoup plus de cris même si le morceau se calme à partir du milieu.
Et pour conclure, les deux chansons les plus calmes en versions acoustiques : I Didn't Say I Was Powerful, I Said I Was A Wizard.

Bone Palace Ballet était déjà un album de très grande qualité et les petites attentions apportées à cette nouvelle version ne font que paufiner ce chef-d'oeuvre. Les chansons bonus apportent un côté plus rentre dedans à l'album, peut-être ce qui lui manquait, et se targue de proposer deux chansons acoustiques à faire chialer. Rajoutons la présence d'un DVD incluant des scènes de backstage et de live. Si vous ne l'avez pas encore écouté, n'attendez plus.

samedi 25 octobre 2008

Chronique d'album : Madame De Monstespan - Epilogue D'un Désastre


Un groupe qu'on avait déjà pu remarquer avec leur premier album/EP : 1667-1680, qui se voulait être ironiquement de l'hardcore mondain à travers le personnage qui leur sert de nom et qui s'était fait un petit nom dans la scène screamo française. Peu de temps après finalement, les voici déjà de retour avec cet Epilogue d'un désastre.

L'album, dont la pochette soignée rapelle celle du premier Funeral For A Friend, débute avec Das Manoir et son chant clair lancinant avant de partir en screamo et déjà on remarque la qualité du son qui a grandement évoluée depuis le disque précédent, un meilleur master et un chant qu'on comprend mieux même si on aimerait pouvoir comprendre encore davantage.
Parmi les autres morceaux qui m'ont marqués : Une minute contre l'éternité (ma préférée) avec l'alternance d'abord de scream et de chant clair (chant qu'on apprécie d'autant plus puisque relativement rare dans le screamo pur et dur) puis de passages violents et calmes où on profite mieux des textes, J'ai du ramper : énorme instrumentalement, courte mais intense, puis Krieg Ist Krieg (dont les cris font penser à du Envy) et spécialement le final (chanté) et enfin Fuite à Varennes et ses cris de porcinet (que je n'aime pourtant pas habituellement).

Un disque de qualité et indéniablement supérieur à son précédent, des textes bien écrits qui rapellent franchement ceux de Celeste (une influence revendiquée), well done ! Le groupe a mis son album en libre téléchargement incluant cover et lyrics qui plus est, que demande le peuple !

Chronique d'album : Funeral For A Friend - Memory And Humanity


Voilà un groupe qui avait déçu tout le monde je crois avec leur dernier disque : Tales Don't Tell Themselves. Un son mou, des mélodies pas catchy pour un sous et aucun passage énervé. Autant dire que ce nouvel album allait décider de l'avenir du groupe : à jeter définitivement à la poubelle ou peut-on garder espoir ?
Ce qu'on remarque d'emblée avec Rules And Games c'est une volonté de son plus dur, de rythmes plus agressifs sans pour autant revenir au son plus lourd qui caractérisait le groupe jusqu'à l'album Hours, néanmoins on note la présence de choeurs plus ou moins énervés et surtout, élement essentiel, une mélodie de refrain enfin accrocheuse.
Il est vrai qu'à priori les deux morceaux qui suivent semblent un peu plats, To Die Like Mouchette et Kicking And Screaming (qui est pourtant un single), pourtant en se concentrant un peu sur les mélodies – de chant notamment, on arrive à apprécier; plus que sur l'album précédent en tout cas.
Mais la véritable surprise arrive enfin avec Constant Illuminations et sa basse lourde en intro, puis un chant moins gnian gnian, un refrain vraiment accrocheur et cerise sur le gateau : des cris comme on en avait plus depuis le premier album, autant le dire desuite, le meilleur morceau de l'album, à l'ancienne.
Le reste de l'album n'est quand même pas en reste, avec Maybe I Am?, relativement calme mais avec une très belle mélodie, You Can't See The Forest For The Wolves, un autre gros morceau de l'album qui débute sur une intro mélancolique en guitare sèche puis qui pars sur un gros riff énorme dans un rock alternatif réussi avec même quelques cris sur la fin; puis dans la même veine les plus qu'excellentes (en fait les deux autres meilleurs morceaux de l'album) : Beneath The Burning Tree avec son chant accrocheur et surtout Waterfront Dance Club (le premier single) qui allie des riffs énormes et envoutants avec un chant puissant et criard
Egalement deux morceaux plus gentillets : Someday The Fire... et son refrain quand même catchy et Ghosts, mon petit coup de coeur avec des couplets vraiment réussis même si la mélodie de chant semble déjà entendue, elle est vraiment jolie.
On finit avec les trois ballades de l'album (qui ne sont pas à la suite je précise) : Building, très posée mais qui a un peu de mal à prendre aux tripes, pourtant le texte est poignant, Charlie Don't Surf, celle-là j'avoue ne pas rentrer dedans du tout... et le morceau final Constant Resurrections qui est quand à lui plutôt bien fait grâce notamment à des instruments et un refrain qui se donne les moyens de nous faire vibrer.
Alors oui cet album redresse la barre, on ne retrouve pas la lourdeur des deux premiers albums mais un son qui reste quand même plus rentre dedans, des mélodies enfin accrocheuses (même si les ballades ne valent pas celles de Hours) et surtout le retour des cris même s'ils sont bien dispersés. Vu que je ne croyais plus en ce groupe, cette bonne surprise me satisfait. Pourvu que ça dure.

Chronique d'album : Emery - While Broken Hearts Prevail EP


La voici la nouvelle gaterie made in Tooth & Nail avec ce nouvel EP d'Emery qui se veut si on en croit le titre - et ce que j'ai compris des paroles- , un recueil de chansons d'amour (qui finissent mal forcément). Le groupe nous avait laissé avec un troisième album, I'm Only A Man, qui avait déçu quelque peu les fans, en effet les cris étaient très peu présents et un guitariste avait quitté le groupe, ce qui changait le son du groupe; même si pour ma part, j'avais trouvé ce dernier album énorme tout comme les précédents (une affaire de goût donc).
Hé bien ce nouvel EP devrait remettre tout le monde d'accord puisque le groupe revient à ses racines. The Smile, The Face démarre dans le feu de l'action, avec un chant quasi instantané accompagné de screams puis continue dans un style classique pour du Emery puis finit sur des screams à nouveau. Le second morceau continue et enfonce le clou : Edge Of The World, un des plus réussi, lui aussi accompagné de cris, avec un refrain chanté puissant et émouvant; le summum : le break du milieu avec une voix qui hurle "my eyes are open for the first time!".
Ca se calme un peu avec Say The Things (You Want), bien que l'intro soit accompagnée de screams en double-voix il s'agit plus ensuite d'une chanson rock tranquille, avec néanmoins un bon refrain "take back the promises and the sweet kisses that I thought were only for me".
Puis vient le tube de cet EP : Ten Talents. On commence calmement avec un piano et un chant tout en douceur "last night I had a dream, that you decided to leave me" puis les screams arrivent et surtout le meilleur refrain de tout l'EP ! Un tube quoi.
On a ensuite droit à trois chansons plus calmes pour finir : Always Depend, un rock alternatif léger qui ne marquera pas vraiment les esprits malgré son synthé sympa, Thoughtlife : tout au piano, pas transcendante comme From Crib To Coffin mais plutot jolie quand même, surtout si on écoute bien les paroles "darling I'm not in a forgiving mood", le final se révèle plus prenant grâce notamment aux efforts de chant du chanteur (qui a toujours une excellente voix inutile de le rappeler). Do The Things (You Want) est la dernière piste, accompagnée d'un synthé discret mais berçant du meilleur effet.
Bon allez, on ne va pas faire semblant que cet EP est la meilleure chose sortie par le groupe à ce jour, néanmoins il possède de solides chansons, quelques autres plus light, mais l'important c'est qu'il plaira à ceux qui ont été déçus par le dernier album où les quelques cris se cantonnaient à la fin des chansons (et même aux autres).