mercredi 5 août 2009

Chronique d'album : Anchor & Braille - Felt


Deux ans après un premier vinyle 7" de seulement deux chansons mais assez prometteur, Anchor & Braille livre son debut album. Ce groupe c'est avant tout le side-project de Stephen Christian, chanteur d'Anberlin, accompagné d'Aaron Marsh, chanteur de Copeland, au mix et à la prod. C'est également le premier disque sur le propre label de Stephen : Wood Water Records. Le titre de l'album se veut un reccueil de ressentis, plus particulièrement de regrets et de coeurs brisés. Voilà, les présentations sont faites.

A l'opposé du groupe Anberlin, A&B se base essentiellement sur des claviers, pianos et guitares acoustiques.
Rust débute tout doucement en acoustique / batterie, la voix dans le refrain introduit le magnifique fausset : une voix peu puissante utilisant le registre le plus aigu. Like Steps In A Dance débute sur un piano, le titre est un peu plus dansant surtout dans le refrain en fausset encore une fois.
Blur reflète bien son titre et est un peu plus mélancolique et triste : des couplets émouvants et un refrain réussi. A vrai dire la première qui m'accroche vraiment vraiment. Dans le même genre Inretrospect, anciennement nommée Sound Asleep sur le 7", tout aussi poignante : « Is this heaven or is this hell ? I'm to drunk, to drunk to tell ».
Summer Tongues marque la présence de cordes insistantes et d'une batterie lente, finalement cet album est assez blues/jazz. Calm, Calm, Calm Yourself ressemble à une chanson de comédie musicale, assez spéciale mais finalement assez accrocheuse, surtout dans son refrain
Wedding/Funeral, déjà présent sur le 7" et quel morceau ! Mon préféré déjà avant, et il reste toujours le meilleur morceau de l'album à mon goût : sûrement la plus triste, tant au niveau du chant (qui vous arracherait des frissons) que des paroles plus que magnifiques; on ne sait pas si le chanteur parle d'un mariage ou d'un enterrement, et l'ambiguité du contexte fais tout le charme de cette chanson. Sinon, on peut penser qu'il regarde la femme qu'il aime épouser un autre homme, et pour lui c'est comme si elle mourrait car rien ne sera plus jamais comme avant. De plus la chanson a été ré-enregistrée et le changement se sent : le chant sensiblement différent, mais surtout une guitare électrique fait une apparition discrète dans le pré-refrain tandis que de nouveaux choeurs apparaissent en milieu de morceau.
Sleep, When We Die est encore une chanson triste et belle au piano, on y note la présence d'un chant féminin accompagnant Stephen. On reste dans la ballade piano chialante avec Forget Love, I Just Want You To Make Sens To Me Tonight, une de celles qui sonnent le plus triste, vraiment belle et un refrain envoutant. Et voilà que Aaron vient poser son chant aux ¾ du morceau, qui se finit sur un solo de gratte électrique... du grand art.
On retourne en acoustique avec Sing Out, agréable avec un joli refrain. Mais c'est avec du piano à nouveau que l'album se ferme sur Sheet Music, un morceau assez soul / blues, toujours un beau refrain.

Après avoir adoré la première sortie du groupe (enfin, il s'agit plus d'un projet solo), j'ai eu un peu peur à l'écoute des premiers extraits de Felt : un peu plus joyeux, bizarres, speeds (Like Steps In A Dance) que ce que j'aimais à la base : la mélancolie et le chant triste. Heureusement je retrouve sur ce disque ce que j'esperais y trouver, peut-être juste un peu moins catchy. On peut reprocher le fait que les morceaux auront tendance à se ressembler pour un novice, mais au fil des écoutes la beauté des arrangements, de la voix et des textes se réveleront à vous. A écouter « comme un musée la nuit, les lumières éteintes » selon Stephen. Meilleur que les albums solos d'Anthony Green et Dustin Kensrue.

mercredi 22 juillet 2009

Série TV : Robin Des Bois


Je dois avouer avoir mis un certain moment avant de me lancer dans cette série de la BBC. Tout simplement parce qu'à première vue, la gueule des acteurs ne me plaisait pas trop et le charisme de ce nouveau Robin ne me sautait pas aux yeux, ayant encore en tête Errol Flynn ou Kevin Costner. Et puis je me suis laissé tenté, le temps libre offert par les vacances aidant.
Pour l'anecdote, Robin Hood signifie exactement Robin La Capuche, une image très présente dans la série comme le montre cette affiche promo; et le "des bois" semblerait hérité d'une... erreur de traduction, du à la similitude entre Hood et Wood.

Je ne revient pas sur l'histoire que tout le monde connait, mais ce qui m'a semblé une bonne idée d'emblée dans la série c'est le traumatisme de Robin à son retour de croisade, le côté un peu post-Vietnam du soldat qui rentre à son pays, très exploité dans les films de guerre, très peu dans l'univers de Robin des Bois. Cet aspect apporte un peu plus de noirceur et de psychologie au personnage et à ses compagnons. Et c'est bien ça qui différencie la série anglaise de ses versions précédentes, américaines elles, qui étaient plus centrées sur le côté familial et enfants. Je ne vais pas non plus affirmer que cette série n'a pas son côté familial, elle l'a, la musique limite cartoon de certaines scènes est là pour le démontrer. Mais entre deux moments de rigolade et de camaraderie, ça fait plaisir de trouver un peu plus de profondeur et parfois de violence.
La série semble s'inspirer finalement pas mal du film de Kevin Reynolds (avec Kostner) pour cet aspect plus froid de l'univers de Sherwood. D'ailleurs Petit Jean est le sosie de celui du film.

Au niveau des personnages, si Jonas Armstrong m'inquiétait au début, il s'en sort finalement très bien avec un charisme surprenant. La bande des "outlaw" est tout aussi sympathique et attachante. Marianne correspond exactement à la Marianne qu'on imaginerait (normal ils prennent le sosie du sosie du sosie d'une ancienne Marianne à chaque version.)
Mais la véritable bonne surprise du show, ce sont les méchants. Ici on zappe le Prince Jean qu'on ne verra jamais, Nottingham est gouverné par le Shérif et Guy de Guisborne. Le Shérif est différent de tout ce qu'on a pu voir, à la foid froid, méchant, mais en même temps, le personnage le plus comique et le plus ridicule ! Il est complètement délirant tout simplement. Quand à Guisborne, interprété par Richard Armitage, c'est peut-être le personnage le plus intéressant. Homme de main du Shérif, personnage toujours vétu de noir, il révèle pourtant son humanité au fil des épisodes. La encore la série se différencie de ce qui a été fait avant avec ce Guy bien plus nuancé que la brute qu'on aurait pu trouver. Prétendant de Marianne, il forme avec Robin le triangle amoureux de la série.

Je vient juste de finir la saison 2, et je dois avouer que ce double épisode final était tout bonnement excellent, se déroulant en Terre Sainte contrairement au reste qui se situe dans la forêt ou le chateau pour la plupart.

La série vient tout juste d'être arrêtée à la fin de sa troisième saison, faute d'audience comme d'hab'. C'est dommage, elle était vraiment intéressante mais en même temps [attention spoiler: pouvait-on continuer une série sur Robin des Bois après la mort de Marianne ?].

samedi 4 juillet 2009

Chronique d'album : All Time Low - Nothing Personal


All Time Low se qualifient eux-même comme « un groupe à coupes de cheveux, mais un bon! » Pour nous ce sera un groupe punk-pop. Un genre qui tombe un peu en désuétude ces derniers temps, à vrai dire depuis le split du blink; après son apogée dans les années 90 avec The Offspring, Good Charlotte, Sum 41, New Found Glory, Fenix TX, Zebrahead, Simple Plan et même Minimum Serious en France, où les groupes du genre fleurissaient à la pelle tous comme les groupes myspacecore à mèche aujourdhui faisant le bonheur des BO des teens-movies. Qu'est-ce que j'en ai bouffé, jusqu'à l'indigestion. Pourtant, m'écouter un groupe du genre de temps en temps me fait encore plaisir, d'autant plus quand le groupe s'assume comme comme tel, sans essayer de masquer son punk-pop derrière des cris (« on est emo ») ou des mélodies plus austères (« on a grandit, on fait du rock alternatif maintenant »).
L'intro de Weightless n'est pas étonnante avec sa boite à rythme, l'évolution musicale de blink-182 a été percue par nombre de groupes du genre comme la nouvelle référence du genre : enrichir son punk-pop. Le refrain de cette première chanson est vraiment accrocheur. Break Your Little Heart est tout aussi réussie, riffs fait pour sauter partout, mélodie sucrée comme il faut.
A mes yeux l'album fait un sans-faute jusqu'à la piste 5 : Damned If I Do (Damned If I Don't) commence un peu plus lentement mais le refrain revient au punk catchy, Lost In Stereo est sans aucun doute le plus gros tube en puissance de l'album avec un synthé en fond et un refrain simple mais ultra accrocheur, du genre qui se scotche dans votre cerveau pour y rester; et enfin Stella qui se veut un peu plus mélancolique et dont j'adore la ligne de chant des couplets, encore plus que le refrain qui est comme on s'en doute, tout aussi réussi que les autres.
Malheureusement la seconde moitié de l'album est moins réussie. Sick Little Games ralentit dangereusement le rythme malgré un refrain sympa. Hello Brooklyn possède encore le refrain qui tue, mais Walls et sa boite à rythme trop présente est déjà moins accrocheuse, Too Much veut se la jouer lover mais avec ses insrus bien trop électrisés elle nous laisse froid comme une chanson de RNB (bien que je doute pas que certains la trouveront sympa quand même).
Le groupe essaye de revenir au « gros son » pour finir l'album avec Keep The Change, You Filthy Animal et A Party Song (The Walk Of Shame) mais les morceaux accrochent moins que les premiers.
Une ballade termine l'album : Therapy. Les couplets sont bofs mais le refrain et son chant émouvant arrive quand même à nous arracher un peu d'émotion.
Le groupe nous livre un album bon sans être excellent. On attend d'un groupe punk-pop qu'il nous livre les mélodies les plus sucrées et accrocheuses possibles, et en ce sens All Time Low se débrouille plutôt pas mal malgré quelques chansons qui n'atteignent pas le côté tubesque attendu.

mardi 30 juin 2009

Chronique d'album : Never Shout Never - The Summer EP


Cristofer Drew est le genre de type à qui on a envie de rire au nez au premier abord, le genre anorexique looké fashion kikoo emokid. Le genre qu'on imagine déjà s'égosiller avec son groupe "Bleeding My Heart Under A Dark Sky And Trough The Horizons". Et pourtant. C'est là où on ne l'attend pas que le jeune homme de 18 ans oeuvre, dans le projet solo folk rock, sur les traces de Dashboard Confessional et autres The Summer Rocket. The Summer est déjà son second EP.

Le titre qui ouvre le disque est incontestablement un tube : Happy. Le genre de titre simple, naïf, joyeux, sincère, tout comme la pochette de l'album : We should be happy, that's what I said from the start, I am so happy, knowing you are the one, that I want for the rest of my days. D'autant que la voix légère du bonhomme est loin d'être désagréable.
Hummingbird joue ensuite la carte de la mélancolie. Le truc triste acoustique vachement orchestré.
Le titre suivant est mon deuxième préféré : I Just Laugh. Un mélange de tristesse doté d'un refrain imparable paré de choeurs en Whoa oh oh oh oh : darling you're with him, damn it's such a shame ! It's driving me insane ! Mon moment préféré est sans nul doute lorsqu'il dit : my heart has never beat the same, and all I want to do is just go scream it in your face ! (et là il se met vraiment à crier !).
On repart sur un truc orchestré avec Simple Enough dont le début semble tout droit sorti d'un film de Disney avant qu'un chant enfantin vienne se poser, lyrics de lover au menu, mélodie mignone, super agréable.
La chanson suivante, On The Brightside, m'a rappelé à la première écoute le dernier album de Thrice : très folk, limite country ; juste une guitare acoustique et un chant magnifique, courte (les chansons de l'EP font toutes dans les deux minutes) mais géniale.
La recette de l'alternance folk / orchestration se poursuit avec le final : Losing It. Le meilleur est le chant du refrain.

Une bonne surprise, une jolie voix, du talent... à vous de faire le reste. Le petit gars prépare son premier LP avec Bucth Walker, ça promet.

Chronique d'album : Alexisonfire -


A la toute première écoute de cet album j'avoue avoir été supris, et déçu. Parce que le son a changé, la voix surtout. Et puis, au fil des écoutes, celà ne m'a plus du tout gêné et maintenant je dois dire que ce nouveau Alexisonfire a la place qu'il mérite aux côtés de ses prédécesseurs.
Dès la première piste, Old Crows, on remarque le changement de son, quelque chose de bien plus punk qu'avant qui ne serait pas sans rappeler un peu Thrice . Puis les cris arrivent et on s'aperçoit que le chanteur a tout simplement changé sa façon de crier; ce qui déroute à la première écoute. Sinon on retrouve toujours la même énergie et les passages chantés du deuxième chanteur Dallas Green.
Le premier single, Young Cardinals, a des couplets urgents screamés et un refrain magnifique porté par le chant toujours magnifique de Green. Mais mon gros coup de coeur c'est le morceau qui vient juste après : Sons Of Privilege, il suit un peu le même schéma que Young Cadinals mais le refrain a vraiment quelque chose de mélancolique et très joli qui enchante; le final est lui aussi magnifique "in Americaaaaa". Born And Raised fait la même chose en moins convaincant.
No Rest est un des meilleur morceau : outre les couplets screamés excellents, le refrain n'est pas cette fois-ci chanté par Dallas mais crié par lui -même : "No Reeeest" en double-voix.
The Northern est la première accalmie du disque, un autre morceau fort : un début très calme chanté par Dallas Green rejoint ensuite par le screamer à mi-morceau tout en poursuivant son chant clair, une chanson assez atmosphérique au final, voire céleste avec son final "Halleluja, we praise the Lord".
On repart dans du très bon avec Midnight Regulations qui débute elle aussi par le chant clair et accrocheur de Dallas qui inverse les rôles et dirige la chanson tandis que le screamer ne fait que l'appuyer, un beau morceau.
Emerald Street a d'excellents couplets criés qui volent la vedette au refrain chanté, Heading For The Sun reste classique, Accept Crime est pleine d'énergie avec des doubles voix appuyées.
Le disque se clôt en douceur avec Burial, morceau post rock atmosphérique tout en chant clair qui n'est pas si éloigné de City And Colour.
Passé la surprise ce disque se révèle excellent. Plein d'énergie, le groupe a choisi d'évoluer sans se calmer ou se gaver de parties chant clair mais a opté pour une approche plus novatrice en changeant tout simplement sa façon de chanter. Et finalement qui pourait dire que ça ne sonne pas à 100% comme du Alexisonfire ?

samedi 20 juin 2009

Série TV : Flash Gordon


Récemment je me cherchais une série de science-fiction à matter, et j'ai pensé à Flash Gordon. Pourquoi ? Parce que lorsque j'étais enfant je regardais la série animée (de 1996) bien-sûr ! Et aussi parce que je me souviens du film kitch bercé par la musique de Queen (Flash, ah ah ! Savior of the universe !)

Flash Gordon est donc une série américano-canadienne diffusée entre 2007 et 2008 sur la chaine Sci-Fi. Le personnage principal est interprété par Eric Johnson, qui même si son nom ne vous dit rien, vous est familier puisque vous le connaissez pour son rôle du petit ami de Lana Lang dans la saison 1 de Smallville. Petit rappel de l'histoire : aidé de ses fidèles alliés Hans Zarkov et Dale Arden, Flash Gordon doit sauver la Terre de l'invasion des troupes de l'Empereur Ming en provenance de la planète Mongo, tout en partant à la recherche de son père disparu des années plus tôt.
Au menu, un mélange de Stargate Sg-1 : la porte des étoiles remplacée ici par des failles dimensionelles, et du Hercule de notre enfance (avec Kevin Sorbo) avec ses peuples pseudo-moyennageux typiquement TV, tous rasés de près et pas du tout crédibles. Un problème récurrent avec la fiction de genre qui n'a pas les moyens nécessaires pour s'épanouir à la télévision. Mais s'en priver serait dommage alors faisons avec.

Au début, la série est désastreuse, mais vraiment. On s'ennuie ferme, il ne se passe strictement rien, on se dit que les acteurs jouent encore plus mal que dans un soap opera, les effets spéciaux sont risibles et les monstres dignes des méchants de Power Rangers. Voilà, de quoi vous dégoûter n'est-ce pas ? Le point culminant de ce mauvais goût étant l'épisode qui se passe chez les hommes oiseaux : je vous laisse imaginer des humains criant comme des oiseaux et dansant de la façon la plus ridicule qui soit. Sûrement par masochisme, et aussi parce qu'il n'y a de toute façon qu'une seule saison, j'ai décidé de poursuivre l'aventure. Et là, un miracle s'est produit.
Je ne sais quelle révélation s'est présentée aux auteurs de la série mais ils ont d'un coup corrigé tous les défauts et la seconde moitié de saison est tout à fait potable pour ne pas dire vraiment très sympa! Alors qu'au début les épisodes se déroulaient tous sur Terre, Flash et ses compagnons vont ensuite se rendre sur Mongo à chaque épisode pour vivre enfin de vrais aventures. Les effets spéciaux sont enfins crédibles (les tirs de pistolet laser surtout, rapides et réalistes alors qu'avant on n'y croyait pas une seconde). Et surtout finit les monstres en costumes ridicules. Pourquoi est-ce qu'ils n'ont pas commencé comme ça desuite ? La série a du perdre tous ses spectateurs en route ce qui explique qu'il n'y ai qu'une seule saison.
Néanmoins le final n'est pas baclé puisque le suspens monte en intensité dans les épisodes finaux et que la fin donne (presque) envie que l'aventure se poursuive.

Alors faut-il regarder cette série ? Pour être honnête, si vous ne le faites pas vous ne raterez rien. C'est franchement moyen. Un exemple d'abbération : le meilleur ami de Flash sur la terre est complètement absent des derniers épisodes, la série se termine sans qu'on entende plus parler de lui ni qu'on sache ce qu'il est devenu. Bon ce n'était qu'un personnage secondaire mais quand même... Mais toutefois si vous aimez Stargate Sg-1, Sliders, Hercule ou Xena et les séries de ce genre alors Flash Gordon pourrait être un bon passe temps amusant, si vous survivez aux premiers épisodes catastrophiques. J'ai pour ma part pris beaucoup de plaisir à voir la seconde partie de la saison. Je n'ai pas parlé de son humour mais c'est une chose que j'ai beaucoup apprécié, spécialement Zarkov qui est vraiment délirant.

Critique de film : Terminator Renaissance


Un film plus qui était plus qu'attendu, et sur lequel les avis divergent. Avant même sa sortie, les gens riaient déjà du réalisateur : le fameux McG, réalisateur des deux Charlie Et Ses Drôles De Dames et créateur de séries pour ados telles que Newport Beach (The OC). Il est vrai qu'à première vue, le gars n'avait pas le potentiel pour succéder à un vétéran de la science-fiction tel que James Cameron. Néanmoins, je n'aime pas qu'on se moque de quelqu'un avant même d'avoir vu le moindre extrait du film, et j'avoue que cette haine envers le réalisateur m'a profondément répugné et donné envie de lui laisse sa chance. En tout cas, depuis deux semaines, le film cartonne en tête du box-office français.

Venons en à l'histoire (spoiler indise): le film débute à notre époque avec un condamné à mort, Marcus Wright (Sam Worthington), qui donne son corps à la science (représentée par Helena Bonham Carter, employée de Cyberdyne et cancéreuse condamnée, qui fait une apparition courte mais remarquée). On se retrouve ensuite dans le futur avec John Connor et des résistants qui lancent un assaut contre un bâtiment de Skynet dans lequel ils découvrent avec stupeur les expériences menées par les machines sur des prisonniers humains, dont Marcus. Marcus sort ensuite de son sommeil prolongé et découvre un monde apocalyptique avant de faire la connaissance du jeune Kyle Reese qui va lui expliquer la situation. En bref, la résistance pense ensuite avoir trouvé le moyen de controller les machines grâce à une certaine fréquence, tandis que parallèlement Connor va devoir retrouver et sauver Kyle, cible n°1 sur une liste de Skynet. Marcus quand à lui va découvrir sa condition de cyborg et devra se faire accepter de la résistance.

Le scénario de ce 4ème volet est signé par les mêmes auteurs que T3, marrant quand on pense que toute l'équipe de réalisation veux à tout prix faire oublier ce 3ème volet. Pourtant T3 n'était pas un mauvais film, non, loin de là. Mais il se contentait de reproduire les deux films précédents et ne se démarquait que par sa fin pas happy end du tout qui reste le meilleur moment du film. Notons que le scénario a également été revu par Jonathan Nolan (The Dark Knight) même s'il n'est pas crédité au générique. Ici la franchise propose pour la première fois une véritable nouvelle expérience au spectateur en prenant place dans le futur entreperçu dans les films précédents, choix judicieux qui évite la redite et permet de donner un second souffle à la saga. Pour être plus précis l'action se situe dans le futur, mais avant le futur des anciens films, ainsi pas encore d'armes lasers ni de T-1000, la plupart des robots sont des T-600 (le modèle avant le Terminator interprété par Schwarzy, le T-800.) Le bestiaire des machines à été revu à la hausse avec le Harvester (un robot géant) et des moto-terminator entre autres.

Alors McG, apte à réaliser un Terminator ? Franchement, j'ai envie de dire un grand oui. Tout d'abord on apprécie le ton sépia de l'image qui confère une atmosphère particulière. Ensuite les scènes d'actions sont véritablement époustouflantes, une m'a particulièrement marqué : la séquence d'intro du film dans lequel John est dans un helicoptère qui se crashe, le tout en plan séquence, pour finir caméra à l'envers dans l'hélico retourné au sol : impressionant. D'autres moments comme l'arrivée du Harvester puis la poursuite des moto-terminator semble tout droit sortis respectivement de Transformers et d'un Final Fantasy Advent Children en images réelles.

Le casting est la force de ce Terminator, c'est évident. D'ailleurs, j'aurai même envie de dire que le casting est la force de tous les films de la saga (Scharwzenegger, Linda Hamilton, Edward Furlong, Robert Patrick parmi les plus talentueux.) Et remplacer Arnold était-ce faisable ? La preuve que oui, avec un Sam Worthington qui prend la relève comme il se doit et se révèle un excellent Terminator (car n'oublions pas que c'est ce qu'il est au final.) J'ai beaucoup lu de la performance exceptionnelle de Sam qui "éclipserait" Christian Bale. Autant pour un film comme The Dark Knight je suis d'accord qu'Heath Ledger en Joker vole la vedette, autant ici je ne partage pas cet avis. Pour moi la performance des deux acteurs est remarquable. Seulement le personnage de Marcus est nouveau, innatendu, à l'histoire tragique et émouvante, nul doute qu'il séduit et touche le spectateur même si on aurait aimé davantage de dualité dans son esprit. Mais Connor n'est pas en reste, même si son rôle est plus évident, il suffit de le voir donner des ordres avec une force et une conviction rarement aussi convaincante pour se dire que Christian interprète à merveille ce futur leader charismatique. Malheureusement on arrive un peu vite à ce stade et on ne saisit pas complètement comment John est perçu, certes le générique nous explique qu'il est vu comme un prophète par certains, faux-prophète par d'autres, mais on ne comprend pas vraiment quel est le niveau d'autorité qu'il exerce à ce stade (larbin ou commandant?), même si on se doute qu'il est amené à devenir à terme le grand leader.
La bonne surprise du film c'est Anton Yelchin (aperçu récemment dans Star Trek) en Kyle Reese. Tout d'abord parce qu'il ressemble physiquement au "vrai" Kyle mais aussi parce qu'il est tout à fait convaincant dans le rôle de ce jeune garçon courageux qui veut prouver sa valeur. Le contraste entre son rôle de timide dans Star Trek et d'intrépide ici est saisissant, un acteur à suivre.
On constate que le personnage de Kate Brewster qui est la femme de John, et qui est apparu dans le 3ème volet est ici conservé. C'est vrai sa simple absence aurait suffit à contredire le troisième film et je déteste les suites qui font ça, comme l'a fait le second Highlander avec le premier pour les gens qui me suivent. Dans le 3 on apprend que John sera tué par le T-800 à l'effigie de Schwarzy, on verra si celà arrive dans les prochaines volets et si le 3 sera à terme contredit ou pas. Mais là où le bas blesse, c'est que ce personnage qui aurait pu être un pillier de l'histoire ne sert en fait à rien. A strictement rien. Il n'est entreperçu que quelques instants. Espérons qu'il prenne davantage d'ampleur dans les prochains films. J'ai entendu parler de nombreuses coupures, entre autres pour éviter la censure (ce qui explique le manque de scène sanglantes ou gores), et sûrement que ce genre de personnage a du pâtir de ces césures forcées (40 minutes de film en moins d'après ce que j'ai lu.)
Au niveau des excellentes surprises : le retour de Linda Hamilton à travers des bandes sonores dans lequelles John cherche des réponses sur la façon de combattre les machines et l'apparition d'un Schwarzeneger en images de synthèse et rajeuni (il est vrai que les rides dans T3 ça le faisait moyen) dans le QG de Skynet pour le final du film.

Ce qui nous amène à parler du final, qui ne déroge pas à la règle et se passe dans une usine : une fabrique de T-800 cette fois. J'avoue avoir particulièrement bien apprécié ce final et le combat entre John aidé par Marcus et un T-800. Combat au cours duquel John se fera griffer la gueule par une machine et aura ainsi la cictrice aperçue dans le futur de T-2 et T-3. La boucle est bouclée.

Finissons par la musique signée Danny Elfman. Elle s'inscrit dans la lignée de ce qu'avait fait Brad Fiedel : thèmes à la fois épiques, métalliques et stressants. Le thème de Fiedel ne figure pas sur la BO, mais on peut l'entendre quelques secondes à deux reprises : pour ouvrir et fermer le film.

McG a vraiment pris soin de son bébé. Il n'a pas baclé le travail, Terminator 4 n'est pas une bouse sans âme. Ceux qui vous diront ça seront de purs aigris ou de simples menteurs. Le réalisateur a tout fait pour respecter le matériel d'origine et les nombreux fans de la saga à travers de nombreuses allusions et la reprise des répliques cultes. Terminator Renaissance porte bien son nom et ce nouvel aspect à la Mad Max lui va à ravir. Certes il n'est pas exempt de défauts (les personnages auraient pu être plus approfondis, et pourquoi les Terminators lancent les humains contre le décor au lieu de leur broyer le cou direct? Surtout quand cet humain s'appelle John Connor) mais quel plaisir de retrouver cette franchise sous un nouveau jour, et de voir enfin cette guerre contre les machines. Maintenant on attend impatiemment la suite et j'espère sincèrement que le réalisateur ne changera pas, je lui fais maintenant pleinement confiance et suis entièrement dévoué à sa cause.

Chronique d'album : Maylene And The Sons Of Disaster - III


Maylene And The Sons Of Disaster est connu pour être le groupe de l'ancien chanteur d'Underoath, Dallas Taylor. Du Southern Rock pour les gras du bide, qui boivent de la bière et votent à droite ! Non plus sérieusement Maylene est un groupe qui sent bon la country, les chemises à carreaux, les pick-up et les cow-boys ! Le genre de groupe qu'on écoute à fond en voiture pour se croire aux States. Et oui parfois ça a du bon d'être un beauf. Voici donc un troisième album sobrement intitulé III tout comme le nouveau Billy Talent.
Maylene c'est un espèce de chant screamé sur des riffs heavy metal endiablés. Après une intro mignone qui ne le laissait pas présager, on attaque avec le gros son qu'on connaissait déjà chez le groupe avec Waiting On My Deathbed puis Setting Scores By Running Bridges.
C'est avec Just A Shock qu'arrive la première nouveauté : un chant clair dans le refrain qui lui confère un potentiel tubesque innatendu.
On repars bien vite dans le lourd avec Last Train Coming dont le refrain fait toutefois plaisir avec ses choeurs en Oh Oh (fan d'Offspring oblige) puis Step Up (I'm Ont It) et son chant chelou, moitié chanté à voix basse grave, moitié hurlé aigu.
Un morceau bien plus mélodique fait son apparition avec Listen Close : véritable ovni sur l'album car entièrement chanté en voix claire, le changement est tellement brutal que d'un coup on se croirait sur l'album d'un autre groupe, en tout cas c'est une excellente surprise. On se met à penser que le groupe pourrait devenir facilement bien plus populaire s'il en glissait un peu plus (du chant clair) tellement c'est kiffant.
Chassez le natuel il revient au galop, on retourne dans le metal qui tache avec The Old Iron Hills, toutefois le refrain est bien catchy. No Good Son suit le même procédé avec un refrain qui se veut plus accrocheur, mais bien moins efficace que la précédente. Harvest Good Hanging fait exactement la même chose avec cette fois un refrain bien classe.
Oh Lonely Grave débute avec une ambiance plus Far West que jamais, lentement comme une ballade acoustique avant que le scream s'invite avant de se recalmer, violons à la clé, puis chant clair et re-scream; le genre de morceau qu'on s'attend à trouver à la fin quoi.
Mais le vrai final c'est The End Is Here... The End Is Beautiful, morceau entièrement acoustique, et c'est vrai qu'il est très beau ce morceau.
Un album qui tient la route et un groupe qui ne nous change pas vraiment, il fait ce qu'il sait faire de mieux, du southern rock ! Néanmoins on note une volonté légèrement, mais vraiment légèrement plus mélodique avec quelques refrains chantés, une chanson entièrement en chant clair et un magnifique morceau tout calme final. Ce côté mélodique gagnerait à être encore davantage mis en avant à l'avenir. En attendant sortez les bières et montez le son!

Chronique d'album : The Higher - It's Only Natural


J'avais vraiment adoré le premier album de ce groupe. The Higher c'est un mélange de rock alternatif ultra pop ultra catchy, une voix magnifique et un côté... R'N'B. Oui vous avez bien lu, et plus sur cet album que jamais. Mais comment ce fait-il que je puisse aimer un groupe qui sonne R'N'B alors que j'ai horreur, je déteste, je chie sur le R'N'B ? Hé bien c'est simple : le R'N'B tel qu'on le connait c'est des instrus de merde sur des chanteuses avec un fil d'air entre les oreilles et des paroles pourries de chez pourries. Remplacez celà par des instrus travaillés, un groupe intelligent et inspiré, et vous aurez The Higher.
Le premier morceau, Try Again, reste dans le punk pop / rock indie qui séduit par le charme de la voix et ses mélodies sucrées. Others Options commence à implanter le côté R'N'B avec des instrus electroniques et un chant typiquement lover R'N'B "baby baby", un piano en fond et un refrain accrocheur. Mais Undertaker enfonce le clou : avec ses choeurs sombres en Oh oh oh oh on dirait franchement Cry Me A River de Justin Timberlake et tant mieux car j'adore cette chanson. Un merveilleux tube légèrement sombre à s'écouter encore et encore.
It's Only Natural est le premier single, un morceau très plage qui me rapelle des groupes comme les Beach Boys ou plus récemment Rooney. Le refrain fait étrangement très "club" mais il est accrocheur pour sûr, façon Panic At The Disco.
On revient à un rock plus rentre dedans avec Story Of A Man Obsessed, un autre tube en puissance où je surkiffe tout particulièrement le pré-refrain : "Tell me tell me I can relax, I feel so isolated until you come back".
The (Runaway) Artist se veut la ballade de l'album, elle remplit donc son rôle de jolie chanson émouvante.
Play With Fire repart dans un délire electro / R'N'B, puis plus rock dans le refrain, vraiment une bonne chanson.
On repart dans l'indie rock avec Burn And Turn, juste avant de retomber dans un electro down-tempo avec The Black Dress qui me rappelle une fois de plus Rooney. Je trouve les deux morceaux suivants moins intéressants donc je ne m'attarde pas dessus, pour arriver sur le final : Closer : electro piano rock au refrain génial.
Le disque idéal pour passer l'été. C'est frais, c'est varié, on retrouve toujours un piano, des sonorités electro, un chant différent, un petit truc qui fait qu'on ne s'ennuie pas et qui démarque le groupe de la concurrence. Ce groupe risque fort de devenir la nouvelle coqueluche radiophonique après Panic At The Disco et autres Fall Out Boy, en tout cas c'est ce que je lui souhaite, le règne de The Higher est arrivé.